En effet rien pour s'alarmer mais une réponse en sécurité civile est
toujours de prévoir... et de cibler les éléments utile dans le quotidien
La demande faite ce jour aux établissements est de:
- Remettre jour le plan des mesures d'urgence par la mise à jour du
plan de débordement des urgences (appelé plan de gestion de crise pour
la pandémie)
En d'autres mots on demande aux établissements de faire ce que le
guide de gestion des urgences demande depuis longtemps, soit d'adopter
une ligne de conduite de l'établissement dans une approche GLOBALE
(tiens tiens refrain connu) et c'est la seule avenue possible dans la
réponse face à l'arrivée massive de blessés et d'usagers....
Ceci ressemble pas mal à LA demande qui est notée le plus souvent sur
les forums de discussions, soit d'aborder la réponse aux urgences de
façon globale
Certains CH répondait bien, d'autres moins bien et ce pour milles
raisons
De fait si une crise oblige une organisation à revoir rapidement ses
priorités.... tant mieux!
La prémisse de base d'un épidémie/pandémie est la vague qui sera
surtout notée aux urgences et en première ligne, tant mieux si cela se
bonifie présentement, espérons le!
---
F. Paquet, md
CHAU Hôtel-Dieu de Lévis
Le 09-04-29 à 20:38, Pierre Beaupré a écrit :
Comme quoi on peut voir les statistiques sous des angles bien
différents, encore une fois.
Je ne suis pas un spécialiste de la grippe, mon collègue François
Paquet pourrait certainement commenter mieux que moi, mais je ne
suis pas certain que l’on doive prendre la menace si à la légère,
même si cela fait des années qu’on nous annonce une catastrophe qui
tarde à se produire.
Quelques données pour vous amener à réfléchir.
C’est probablement le lien avec la grippe espagnole qui inquiète
selon moi avec raison les autorités. 1 à 2 % de mortalité, surtout
lorsque cela touche une population active et jeune, c’est ÉNORME.
Dans les faits, cela pourrait signifier 2-10% de la population qui
passe par des soins intensifs, 10-20% qui seraient hospitalisés?
Dans un système de santé déjà en ruine, il mourrait probablement
plus de gens par manque de ressources de soins (infarctus et autres)
que directement de la grippe. Le paludisme ou la grippe ordinaire ne
déciment pas 0.5-1 pourcent de la population mondiale ! C’est un
H1N1 comme la grippe Espagnole, qui vient également du porc.
La grippe de 1918, surnommée en France « grippe espagnole », est due
à une souche (H1N1) particulièrement virulente et contagieuse de
grippe qui s'est répandue en pandémie de 1918 à 1919. Cette pandémie
a fait 30 millions de morts selon l'Institut Pasteur, et jusqu'à 100
millions selon certaines réévaluations récentes1. Elle serait la
pandémie la plus mortelle de l'histoire dans un laps de temps aussi
court, devant les 34 millions de morts (estimation) de la Peste
noire.Elle a gagné rapidement les États-Unis, où le virus aurait
muté pour devenir plus mortel (pour ~ 3 % des malades, contre moins
de 1/1000 pour les autres épidémies de grippe, cette nouvelle souche
est 30 fois plus mortelle que les grippes communes).
La progression du virus fut foudroyante : des foyers d'infection
furent localisés dans plusieurs pays et continents à la fois en
moins de 3 mois, et de part et d'autre des États-Unis en sept jours
à peine.
…la volonté de créer un Comité d'Hygiène international, qui
deviendra finalement l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les décès furent essentiellement de jeunes adultes, ce qui peut
surprendre : les jeunes adultes sont habituellement la génération la
plus résistante aux grippes.En fait c'est le système immunitaire de
cette classe d'âge qui a trop vigoureusement réagi à ce nouveau
virus, en déclenchant une « tempête de cytokines » qui endommageait
tous les organes, au point de tuer nombre de malades.
On estime que 50 % de la population mondiale fut contaminée (soit à
l'époque 1 milliard d'habitants), 60 à 100 millions de personnes en
périrent, avec un consensus autour de 60 millions de morts
De : Alain Vadeboncoeur [mailto:[email protected]]
Envoyé : 29 avril 2009 18:16
À : Pierre Beaupré
Objet : URG-L: Regular flu has killed thousands since January -
CNN.com
Fascinante information pour remettre les pendules à l'heure.
http://www.cnn.com/2009/HEALTH/04/28/regular.flu/index.html
250 000 à 500 000 morts annuellement dans le monde à cause de la
grippe... ordinaire!
Donc on parle de 143 morts à date, donc le diagnostic n'est pas
complètement confirmé. Et d'un mort aux USA... qui était en fait un
jeune mexicain, alors que la grippe "ordinaire" a fait 13 000 morts
jusqu'ici depuis janvier...
Et le paludisme qui, de mémoire, tue chaque année 2 000 000 de
personnes dans le monde.
L'inquiétude venait du fait qu'au Mexique, les premiers morts
étaient jeunes. Mais Mexico c'est 20 000 000 + personnes qui vivent
dans des conditions de vie difficiles pour la plupart et ont peu
accès aux soins de santé.
Ce qui occasionne deux effets:
1) La morbidité/mortalité pourrait être plus élevée à cause des
autres facteurs, notamment socio-économiques
2) Mais surtout... le dénominateur du nombre de cas est au fond
inconnu: la plupart des mexicains qui ont la grippe... ont la
grippe, point, et ne consultent pas, donc ne sont pas répertoriés.
Bien entendu, les morts sont réels, et on parle d'environ 2000 cas
répertoriés au Mexique. Ce qui fait une mortalité de 8% environ.
Mais si le dénominateur est, comme il l'est probablement, 2, 5 ou 10
fois plus grand (tous les "cas" qui ne consultent pas), en réalité
la mortalité (sauf si des morts échappent aux statistiques, ce qui
est aussi possible), est plutôt de 4 %, 1.5 % ou même 0.8%
"seulement"! Soit tout à fait dans les normes d'une grippe
"ordinaire".
Reste le pouvoirde propagation en raison de la nouveauté du virus.
Mais sur une base individuelle, d'après ce que l'on voit
actuellement, cela risque de rester une maladie assez bénigne, à
moins bien entendu que le virus ne se transforme en géant vert à
pois mauves.
Mais comment faire prendre conscience à la population de la
distinction entre risque de propagation et risque de la maladie?
Ciao
Alain