Bonjour,

C'est une bonne nouvelle que la mise en page éditable de creative programming 
soit disponible. 

* Synthèse rapide de ce message long

** Constat:
- il y a beaucoup de travail de traduction, qu'il faut démarrer le plus tôt 
possible soit via un service web (que je ne veux pas assurer) soit via un dépôt 
git où il serait à mon avis préférable de manipuler du texte pas encore au 
format po pour rester convivial.
- il y aura forcément un travail rébarbatif de remise en page manuelle et sans 
doute encore du travail pour s'en émanciper.

** Décisions à prendre
Il y a quelques choix à faire, le reste en découlera :
- faut-il s'organiser via un service web ou via git / github
- si c'est git faut-il travailler directement sur des documents au format .po 
ou un autre format ?
- taille des fragments / organisation page à page ou pas ?
- faut-il dépenser de l'énergie à une mise en page automatisable ?

Et maintenant la version longue pour celles et ceux qui ont le temps.

Le 8 sept. 2014 à 01:00, Martin Quinson <[email protected]> a écrit :

> Powerpoint a une approche trop différente de moi pour qu'on s'entende :)

C'est ce que je me disais aussi, tu partais sur un truc ambitieux qui devrait 
marcher dans un monde idéal, mais l'écart culturel est trop important avec les 
auteurs et usagers de ce type de logiciels. Pour un document html, latex ou 
peut être Scribus ça pourrait marcher mais pas dans un univers sans culture du 
consensus ou de la convivialité en matière de code.

Je pense qu'il faut décider d'une organisation de traduction maintenant pour 
aller au bout le plus rapidement possible pour une première version. Et si on 
envisage des évolutions du document original, il serait raisonnable d'accumuler 
de l'avance sur les traductions futures en capitalisant sur cette première 
traduction.

Pour schématiser le processus : un traducteur ou une traductrice va prendre un 
fragment de texte du document original et le traduire en un fragment de texte 
qu'il faudra qu'un ou une graphiste remette en page pour former un document en 
français. Cette traduction pourra rester disponible pour la version suivante du 
document si le fragment de texte n'a pas changé.

* Le travail de traduction
Pour moins de 10 pages le travail d'une personne faisant à la fois office de 
graphiste et de traducteur suffirait, mais pour plus d'une centaine de pages de 
texte il nous faut un peu de coordination et surtout pouvoir ouvrir le travail 
de traduction à un maximum de personnes.
 
L'accumulation coordonnée des actes de traduction permettra de traduire tout le 
texte, fragment par fragment sans doute dans un processus collaboratif. 

Comment ? Des outils spécifiques sont disponibles pour ce type de tâches. Il y 
a par exemple les outils orientés localisation d'application, autour du format 
.po.  On peut également utiliser un logiciel de gestion de version, type git 
sur du texte plus ou moins formaté ou directement sur du .po.

** format po ?
Le format .po est un bon format parce que l'id d'un fragment à traduire est le 
texte à traduire lui même. Par contre éditer le .po à la main suppose de 
veiller à faire des trucs pas naturels comme échapper certains caractères. Là 
où je l'ai vu utiliser, la mise en page en bout de chaîne était automatique 
(c'était du web). C'est aussi pour ce genre d'avantages qu'on s'ennuie avec le 
format .po. On devrait peut être s'en tenir à du texte plus convivial et 
éventuellement scripter la conversion vers du po le moment venu (ça devrait 
être facile). Nous devons ici nous mettre d'accord, passer un contrat ensemble 
sur la forme à utiliser. Cela dépendra peut être de la partie gestion 
collaborative.

** collaboration par service web ou git ?
Je ne connais pas https://www.transifex.com proposé par Thierry Pasquier mais 
voici un exemple similaire de service web pour la traduction (ici du projet 
Diaspora) :
https://webtranslateit.com/en/projects/3020-Diaspora/locales/en..fr/strings?status=to_proofread
Ce que je sais, c'est que c'est efficace et confortable mais potentiellement 
privateur. Les traducteurs sont enregistrés pour une langue auprès du projet et 
peuvent proposer / relire / discuter / approuver des traductions de fragments 
de texte. Lorsqu'il y a de nouvelles tâches à effectuer (des fragments de texte 
de la langue de référence qui ont changé ou qui sont nouveaux ou bien des 
traductions proposées à relire / approuver),  on reçoit un mail automatique. Il 
y a un espace de discussion associé à chaque paire fragment source, langue 
cible. Il arrive par exemple que les besoins de mise en page (ici un rendu dans 
le navigateur) poussent à raccourcir une traduction française après coup, ce 
qui donne lieu à un message dans la discussion. 

Ce type de service par son confort et sa modernité faciliterait certainement la 
constitution d'une équipe de traduction. Il est même possible que cette équipe 
puisse se rencontrer via le service de traduction (il doit bien y avoir des 
habitués des lieux). Je ne suis pas vraiment compétent la dedans et pour tout 
dire j'ai une légère aversion pour les services comme substitut de logiciel. Je 
ne sais pas qui paie le service pour Diaspora et comment reprendre la main 
facilement si le service cesse d'être intéressant. Par exemple, je ne sais pas 
si on peut récupérer facilement une sauvegarde des révisions. Git a cet 
avantage d'être auto-suffisant vis à vis de la surcouche github. Si github est 
vendu à Hachette demain on ne perdra quasiment rien.

Si l'un ou l'une d'entre nous veut assurer l'hébergement de la traduction sur 
un service type transifex.com ou webtranslateit.com, en promettant de faire de 
son mieux pour maintenir le travail accessible et réutilisable, je suis 
partant. C'est même peut être la solution qui a ma préférence. Qui veut payer 
ce service et assurer le suivi pour quelques années ?

L'alternative c'est git. Ça sera un peu plus difficile pour la gestion de la 
concurrence mais à peine : si deux personnes modifient chacune le même 
document, il faut fusionner leurs deux versions. On déporte aussi les espaces 
de discussion vers les messages de commit, c'est moins fun et moins local (au 
premier abord). Du côté des avantages on gagne par contre la possibilité de 
travailler correctement hors ligne (dans le train, etc.). Il y a l'inconvénient 
de devoir apprendre git pour participer à la traduction : on peut le contourner 
en demandant aux traducteurs occasionnels d'envoyer leurs modifs pour mail à 
une adresse montée pour l'occasion.

** accès à la mise en page
Je pense que pour bien traduire il vaut mieux pouvoir trouver facilement où se 
trouve la chose que l'on traduit dans la mise en page d'origine (notamment pour 
comprendre le ton). C'est pourquoi il me semblait intéressant de conserver une 
organisation page à page (avec le numéro de page il est facile de s'y 
retrouver). Si on bosse sous git travailler avec un document par page 
permettrait aussi de limiter le travail de fusion de modifications concurrentes.

** taille des fragments
Quoi qu'il en soit il faut prendre des fragments de texte qui ont une unité de 
sens, plutôt des paragraphes ou des phrases (et pourquoi pas les blocs de type 
texte dans la mise en page) surtout pas des lignes mises en page.

* le travail de (re)mise en page

Les avantages de séparer traduction et mise en page c'est : 
- éviter à chaque traducteur de s'improviser graphiste 
- éviter de devoir fusionner des documents aux formats complexes et fermés
- permettre une remise en page "from scratch" (en html, latex, Scribus etc.)

Sur un format powerpoint je ne crois pas que l'on puisse facilement remettre en 
page automatiquement le document. Ça n'empêche pas de creuser encore le sujet, 
mais le plus raisonnable est de faire un travail manuel de ré-injection du 
texte dans les pages. 

Dans le même temps on peut regarder comment obtenir un format de sortie 
alternatif html et/ou pdf généré à partir d'un format compatible avec 
l'approche po4a qui dans un monde idéal serait la bonne.

J'ai déjà fait des mises en pages un peu plus élaborées que l'ordinaire en 
latex + pstricks puis tikz mais c'est assez compliqué et présente la plupart du 
temps peu d'intérêt par rapport à un véritable outil de mise en page. Cela dit 
c'est intéressant lorsque on a vraiment besoin d'un format proche du texte pur 
par exemple pour exploser le document en de nombreux fichiers ou pour faire de 
la gestion de révisions etc. Et il se trouve que Creative Programming s'y 
préterait bien : répétition des mêmes éléments graphiques et sémantiques tout 
au long du document, mise en page assez minimale, et notre besoin de 
typographier correctement des blocs de textes dont la taille va varier d'une 
langue à l'autre.

Je peux travailler sur trois / quatre choses :
- Si personne ne veut assurer la pérennité du service d'hébergement de 
traduction collaborative, je peux m'occuper ou aider à l'alternative git. Je 
peux par exemple m'occuper de maintenir le texte source et réinjecter des 
traductions reçues par mail.
- Un peu de traduction (mais ça n'est sans doute pas mon fort), parce que c'est 
le gros du travail et que j'ai un intérêt personnel immédiat à voir ce document 
français sortir vite. Mais je ne suis pas la bonne personne pour coordonner la 
traduction proprement dite.
- Proposer une autre mise en page compatible avec un traitement automatique des 
traductions, avant octobre.
- Modifier les images / faire des captures d'écran francophones.


A+
Pierre



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