> On 06/03/14 15:57, Isabelle Stévant wrote:
> 
>> Oui, le concept de libre en lui même est une idéologie, et ça ne
>> concerne pas que le logiciel mais aussi toutes création, artistique,
>> scientifique, culinaire, etc... L'idée de base est le partage et la
>> transmission des connaissances sans aucune entrave (snif, c'est beau ;)
>> 
> 
> Une inquiétudes à l'origine de ma question est justement de savoir si
> les tenants de cette idéologie  ne se mettent pas finalement au service
> de l'idéologie dominante sous certains aspects (on sait que de toutes
> façons le code libre est utilisé directement ou non par les logiciels
> propriétaires). Mon hypothèse permettrait d'extraire les programmeurs
> libres de l'impasse économique dans laquelle ils se placent. Comme dans
> toute idéologie, cependant, il y a peut-être aussi des aspects
> secondaires: effets de "caste" (souvent les créateurs de logiciels
> libres ne sont pas au chômage), effets de "façade" (voyez comme c'est
> alternatif!), autres effets inter-subjectifs de ce genre.
> 

Est-ce vraiment sûr que c’est une idéologie? Pour moi c’est une constatation 
pragmatique:  jusqu’à la fin du XXe siècle, l’oeuvre était indissociable du 
support (livre, cassette, DVD, etc.). Les douanes ou la police pouvaient 
découvrir les auteurs de « contrefaçon »  au moyen de perquisitions. 
Aujourd’hui, les oeuvres sont dématérialisées en raison des nouvelles 
technologies, et donc ce n’est plus possible d’imposer un contrôle strict de la 
diffusion immatérielle. Dont acte. 

Ca ne remet absolument pas en cause la propriété intellectuelle, car le 
créateur de l’oeuvre doit continuer d’être indiqué, respecté, l’authenticité de 
son oeuvre doit être garantie, et surtout il doit être rémunéré. Mais 
manifestement cela sera plutôt pour l’acte de la création, et non plus pour la 
diffusion de l’oeuvre de façon dématérialisée (sauf sur un Itunes ou app store, 
justement). En revanche, on peut continuer si on veut à mettre des restrictions 
sur la diffusion sous forme matérielle, donc contrôlable (livre papier, CD/DVD, 
concert, etc.). 

Ou alors, comme dans le logiciel Open Source, non seulement on y renonce, mais 
on l’encourage, parce que le modèle d’affaires est différent:
vendre le service autour
voire ne pas s’encombrer de garanties sur la fonctionnalité, ou d’obligations 
de support/maintenance, qu’on délègue à d'autres

L’Open Source me paraît donc une solution (mais non la seule) dictée par une 
nécessité: un changement profond de la société causé dû à l’évolution 
technologique.



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