Bonjour, Merci pour ce t�moignage, fut-il "n�gatif", car il est de toute fa�on instructif. Je r�pondrai dans la soir�e et en d�tail � ton long message. Pour l'heure, je vourais seulement souligner que si le rapport Delaubier n'a pas valeur d'IO, le fait qu'il soit rendu public et qu'il cite nomm�ment la PMEV est quand m�me significatif. Cela pourrait acc�l�erer le cours des choses, d'autant qu'il ne s'agit que d'un "nouveau mode de gestion de la classe h�t�rog�ne", donc de quelque chose qui n'interf�re pas avec les programmes officiels sinon pour se mettre � leur service pour une plus grande efficacit�. Si ton jury l'avait connu avant, le r�sultat eut pu �tre diff�rent et rien n'est perdu. Ce probl�me de gestion de la classe h�t�rog�ne est grave. Aussi longtemps qu'il ne sera pas r�solu, la classe tournera sur trois pattes. Nous n'avons pas la pr�tention de l'avoir compl�tement r�solu, seulement un peu, mais c'est d�j� �a. Conjugu� avec d'autres dispositifs, les choses devraient d�j� pouvoir aller mieux, et il faut aussi souhaiter que d'autres dispositions encore plus efficaces puissent �merger.
Une question, pas trop indiscr�te : o� exerce tu ? dans quel d�partement ? A plus tard, MM ----- Original Message ----- From: "jeanluc.damble" <[EMAIL PROTECTED]> To: <[EMAIL PROTECTED]> Sent: Friday, April 05, 2002 7:56 AM Subject: [pmev] PMEV et administration Bonsoir, le titre PMEV et administration n'est pas exact j'aurais d� dire PMEV et CAFIPEMF. Je vais vous raconter mon aventure cafipemfiesque. (cela s'est mal pass�) r�cemment j'ai donc pass� le cafimpemf dans une classe o� j'essaie d'appliquer les "pr�ceptes" de la PMEV. Je m'y �tais mis l'an dernier justement parce que j'avais une classe tr�s h�t�rog�ne. Un CM2 avec des �l�ves de niveau CE1 � 6e. La classe telle que je la faisais ne me satisfaisait pas du tout, bien qu'�tant assez ouvert et ne me consid�rant pas comme un instit traditionnaliste. Donc je d�couvre la PMEV sur le site de M Monot, je prends ceci presque comme la vitrine d'une secte et surprise j'y trouve mon bonheur p�dagogique. Loin de la secte, j'y trouve une libert� que je ne soup�onnais pas (donc un grand merci � M Monot et � tous les gens qui participent aux d�batsde la liste car leurs avis m'a permis d'avancer car on est souvent bien seul dans sa classe ou dans son �cole). Mais revenons � nos moutons. Je d�cide cette ann�e de passer cet examen. Je pense pr�senter un moment de travail technologique et un moment de bilan. Cela s'est pass� un apr�s-midi, et ce jour l� je n'ai pas modifi� mon emploi du temps voulant jouer l'honn�tet� jusqu'au bout. le bilan se fait effectivement l'apr�s midi car nous ne pouvons pas le faire le matin apr�s le TI. Premier probl�me : je ne suis pas dans les textes qui concernent l'examen car il faut faire une s�quence de fran�ais ou de math�matiques. donc on ne peut faire de TI, ni bien s�r de bilan puisqu'il y a les deux disciplines dans les deux activit�s. Donc on est sens� faire une le�on que je ne peux concevoir autrement que traditionnelle. j'ai essay� de d�tourner en ne prenant dans les demandes et propositions des �l�ves que des math�matiques. autre probl�me : j'ai pris trois questions diff�rentes. un probl�me de logique, un probl�me d'�criture de consignes, un probl�me de fractions d�cimales. troisi�me probl�me : j'�tais en fond de classe o� je laissais faire la discussion, relan�ant de temps en temps, donnant la parole � tel �l�ve qui n'avait pas �t� remarqu� par ses camarades, bref en laissant et en mettant en place les conditions d'une recherche commune, par des �changes r�gul�s, qui augurent des erreurs, des retours en arri�re, des avanc�es, pour moi un vrai travail de recherche dont je n'�tais pas trop m�content car pour chaque probl�me pos� les �l�ves s'en sont bien sortis malgr�s les erreurs. A chaque fois j'ai fait une courte synth�se de ce qui avait �t� dit. Ce qui m'a �t� dit : des �l�ves n'ont pas �t� actifs, ils sont rest�s les yeux dans le vague pendant le bilan : donc ils �taient en �chec. Je ne m'en suis pas occup� l� sur le moment, donc la rem�diation diff�r�e n'est pas valable. Je n'ai pas relev� les approximations de langage, les erreurs, donc je reste dans ce flou n�faste aux enfants. J'ai pr�cis� que je concevais l'enseignement et l'apprentissage dans la dur�e, que nous revenion r�guli�rement sur les fiches, que nous faisions des synth�ses et des �valuations qui me permettaient de reproposer d'autres exercices sur le m�me sujet. J'en ai conclu que, dans la pens�e de mes contradicteurs, vraiment cette s�quence �tait nulle, non avenue dans le cadre de cet examen. J'ai pr�sent� plusieurs documents, tableau de bord individuel, programmation trimestrielle. Ceci serait en contradiction avec la "philosophie" de cette p�dagogie. Tout vient des enfants, donc on ne peut pas programmer. J'ai dit qu'il y avait des programmes, que je les adaptais en fonction des enfants et donc je construisais mes programmations en fonction des �valuations et des difficult�s ou des projets de la classe. Cela n'a visiblemment pas convaincu. Je n'�piloguerais pas plus sur cette apr�s-midi dure � supporter, mais je dirais que la PMEV a s�rement beaucoup de chemin � faire avant d'arriver dans les campagnes recul�es de France. Le poids de l'administration, des r�actions de certains professeurs d'IUFM, de certains coll�gues qui n'ont pas envie de se pencher sur des textes comme ceux de Reuchlin ou d'autres ou m�me sur les sites internets, fait que nous avons encore �norm�ment de travail � faire. si on consid�re la PMEV comme une innovation malgr�s les racines fort anciennes ; avant qu'elle ne devienne monnaie courante il va se passer beaucoup d'eau sous les ponts, regardez comme la p�dagogie Freinet a mis du temps et mets encore du temps � �tre connue par les coll�gues, ce n'est pas parce qu'on fait un journal ou autre chose qu'on est freinetique, la praxis que l'on est oblig� de d�velopper est autre que la simple application de recettes, comme le d�bat r�gul� des nouveaux programmes, c'est tr�s bien mais je suis persuad� que ce n'est pas par un d�bat d'une heure que les enfants seront meilleurs en oral, c'est bien par une pratique quotidienne, et le bilan en est un excellent support, que les �l�ves pourront acqu�rir cette aisance qu'ils peuvent avoir au bout de quelques mois de bilan. Certains coll�gues ont s�rement v�cu le CAFIPEMF d'une autre fa�on, je suis assez convaincu que suivant le lieu et les gens cela peut se passer d'une autre fa�on. � vous lire Dambl� Jean-Luc. ----- Pour vous desabonner : ecrivez a : [EMAIL PROTECTED] Pour obtenir de l'aide : ecrivez a : [EMAIL PROTECTED]
