Title: Re: URG-L: Regardez si c'est fin...
Je suis d'accord avec Michel,
Le $ est une chose' Mais come la crise Rh nous l'a enseingn� � Hull. Le climat du travail et la qualit� de l'acte m�dicale que nous precevons. Sont de facteurs d�terminants. Pratique dans des conditions sans pressions indues. Quand l'hopital de HUll � fermer son ouverture je revenais de mes quarts de travail resplendissant. Heureux satisfait et valoris�.
 Un cas complexe de possibilit� de maltaitance � une enfant, denouer les enjeux d�licat de la relations entres le  parents, les contacts avec les policiers, le signalement � la DPJ. Ouff enfin je peux rencontrer  cette charge du travail pendant que l'urgence �tait ferm�. Je me suis investi dans cette d�marche et � la fin de la journ�es j'�tais satisfait.Un Plytraumatis� instable avec touts les questionements et les anxi�t�s bien naturelles des proches, encore une fois valorisation.
Alors     que depuis 3 ans que nous fonctionnais a 225% de notre capacit�. Ce contact humain �tait des fois escamot�. je prie pour que ces conditions persistent.
Parcequ'effectivement je ne suis pas oubliger de rester ni oubliger � me plier � la conscription.
 
 
Tr�ve de martyrisation..... des conditions de travail qui simplement nourriront ma motivation qui est l� depuis le d�but de ma pratique c'est ce que j'aimerais que nous n�gocions.
 
A+
Pigaro----- Original Message -----
Sent: Thursday, October 10, 2002 12:36 AM
Subject: URG-L: Regardez si c'est fin...

le 10/09/02 14:46, Pierre Bareil � [EMAIL PROTECTED] a �crit :

> Il faudrait plutot viser a ameliorer les conditions de pratique plutot que
> de viser juste une augmentation de $.  Pour ma part, c'est pas une question
> de $ qui va faire changer mon cap!
....
> J'aimerais mieux gagner le meme salaire dans des conditions d�tendues que
> 15% d'augmentation au Vietnam.

tr�s juste, � mon humble avis.

A quoi sert gagner bcp de dollars, si les conditions de travail vont vous tuer, � plus ou moiuns br�ve �ch�ance, de toutes fa�ons ?

A rien.

Je suis d�sol� du fait que le d�bat semble d�sormais tourner autour des dollars. Je crois que le probl�me fondamental sont les conditions de travail.

Si des dollars plus nombreux sont justifi�s, et attireraient peut-�tre plus de m�decins, du moins pour l'urgence ambulatoire, les conditions actuelles feront que les gens voudront y demeurer ni ne pourront y survivre.

Dommage que le d�bat se centre sur les dollars. A mon sens il devrait se centrer d'abbord et avant tout sur les conditions ABERRANTES DE TRAVAIL, qui, je dois l'avouer avec beaucoup de peine, ne s'am�liorent pas du tout malgr� les forumes, les comit�s minist�riels, etc, en partie par manque de ressources humaines et mat�rielles, mais largement, par manque de volont� r�elle des CH, dont les int�r�ts sont souvent tout autres que l'urgence, et c'est quand ils ne se servent pas (encore entendu hier chez nous) de l'urgence comme bouchon-tampon pour emp�cher l'acc�s � l'h�pital.

Ce serait l'occasion r�v�e d'exiger des corriger les conditions de travail dans les urgences, pour contribuer largement � la solution au manque d'effectifs.

Proposition: si l'on veut proclamer que les urgences sont une priorit� pour les h�pitaux (on a exig� que tous les CA le d�clarent officiellement, et en fassent une r�solution formelle), demandons d'�tablir le nombre d'admissions requises de l'urgence par jour, pour chaque CH, selon ses particularit�s (bassin de desserte, vocations, achalandage, missions r�gionales et supra-r�gionales. etc...), et exigeons que les CH les respectent, tout simplement.

Ceci me para�t �tre la seule fa�on de forcer les gens � trouver des solutions internes, et implanter des changements r�els.
Tour le reste n'est que de la poudre aux yeux, des exercices pour d�montrer que le but est inatteignable, ou que l'on a "tout" fait, mais que, malheureusement, �a nous fait bcp de peine, mais l'urgence devra demeurer d�bord�e et infernale.

Plus de dollars ? Oui, �a fait partie de ce qui pourrait aider, mais, � moyen-long terme, il faut normaliser les conditions de pratique de notre m�tier. Si non, nous ne serons plus l� dans 2 ans, 5an, 10 ans, et rien n'aura chang�

Michel Garner
Sacr�-Coeur
Montr�al

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