Et les ressources (infirmières, administratives et médicales) utilisées pour
s'occuper du suivi du twit qui quitte en se disant ils me rappelleront), ne
seront pas utilisées pour des soins actifs.  On perd donc aussi du temps à
vouloir en gagner.   Reste à savoir si les gains potentiels dépassent les
pertes anticipées.  Dans un contexte de déficit (comme on le vit chez nous),
personne n'est intéressé à tenter de faire les calculs.  FTG2

 
PB



-----Original Message-----
From: [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] On Behalf Of
[EMAIL PROTECTED]
Sent: December 9, 2007 10:25 AM
To: [email protected]
Subject: URG-L: [Pas de sujet]


Dans une ordonnance collective, la responsabilité médicale et infirmière est
partagée... mais la responsabilité médicale demeure active.

Donner des soins, sauf urgence vitale et majeure, repose sur une entente
entre un patient et un hôpital ou un médecin.

Le patient a sa part de responsabilité ici: celui de collaborer à... ses
soins.

S'il est informé de rester et quitte avant évaluation médicale, il brise
cette entente. Cela a été dit en toute lettre par Maitre Menard lors de la
conférence portant sur les enjeux médico-légaux de la pratique à l'urgence
donnée à l'AMUQ récemment.

Cela n'enlève pas les obligations au médecin, mais le patient prend une
bonne part de la responsabilité.

Si tu as accès facilement au SIGDU, normalement tu devrais pouvoir voir si
le patient a quitté avant évaluation médicale.

donc, si tu as une radiographie + ET que le patient a quitté sans être vu
(quelle fréquence, en réalité), alors en ce sac, un mécanisme simple comme
envoyer une lettre au patient, l'informant qu'il doit reveni pour un suivi,
ou bien un RV en clinique de suivi, via une secrétaire, devrait permettre de
répondre à tes obligations.

Évidemment, si tu n'as pas l'info facilement, pas de dictée, pas de
secrétaire pour contacter un patient, aucun endroit où l'envoyer... Ben il
est peut-être temps d'en avoir?





Alain Vadeboncoeur




----Original Message Follows----
From: Marc-Andre Amyot <[EMAIL PROTECTED]>
Reply-To: [email protected]
To: [email protected]
Subject: URG-L: [Pas de sujet]
Date: Sun, 09 Dec 2007 01:31:50 -0500

Qu'est-ce qui se passe si le patient quitte après ses R-x sans voir le MD
(pcq les délais sont long ou peu importe la raison)?

Qui est responsable du rapport de R-x?   Certainement pas moi...

Qui va courir après le patient?  Certianement pas moi...

Je veux bien diminuer les délais à l'urgence mais je ne crois pas qu'on tire
dans la bonne direction


Marc-André Amyot
   ----- Original Message -----
   From: Alain Vadeboncoeur
   To: [email protected]
   Sent: Saturday, December 08, 2007 11:34 PM
   Subject: URG-L: [Pas de sujet]


   Hello


   Je reviens sur le cas du pied, qui me tracasse.

   Il y a eu des réponses spontanées pour indiquer que le fait de demander
directement une radiographie ne change pas grand-chose aux délais. Est-ce
vraiment le cas. Peut-être. Peut-être pas.

   En fait, le cas même très simple du pied est pourtant un bon exemple du
temps sauvé si l'infirmière demande elle-même la radiographie.

   Processus standard:

   1) Triage
   2) Salle d'attente
   3) Bureau MD
   4) Salle d'attente (généralement pour revoir infirmière avant envoi en
radiologie)
   5) Radiologie
   6) Salle d'attente
   7) Bureau MD
   8) Salle d'attente (pour des soins si requis)
   9) Départ

   Processus avec radiologie initiale selon protocole clair (pour éviter
d'augmenter el volume total de radiographies)

   1) Triage
   2) Radiologie
   3) Salle d'attente
   4) Bureau MD
   5) Salle d'attente (pour des soins si requis)
   6) Départ

   A) Ce simple exemple où il y a 15 secondes de réflexion montre que pour
un changement de processus très simple, comme de demander une radiographie à
l'arrivée, diminue le nombre de déplacements de 8 à 5, pour un seul patient.
Premier gain. Assez net.

   B) Deuxio, on peut observer 2 contacts MD dans le premier processus,
contre 1 seul dans le second. Si vraiment le volume de patient est énorme,
alors on multiplie les contacts MD pour un volume qu'on gère déjà
difficilement. Aucun sens. Majeur.

   On peut aussi observer jusqu'à 6 interventions d'orientation de patient
par du personnel, généralement des infirmières, dans le premier cas, alors
que dans le second cas, on ne peut en compter plus de 4.

   Il y a deux problèmes potentiels:

   A) Augmentation du volume total d'examens (gérable par une bonne
formation et un bon suivi de la qualité)

   B) Délai infirmier initial plus grand (mais je doute que ça soit très
long pour la majorité des patients)

   L'initiation de l'analgésie a tout avantage à être réalisée dès le
triage, puisque le patient sera plus confortable ensuite, donc plus aisément
mobilisable, etc. De plus, on n'aura pas le délai supplémentaire pour
prescrire une analgésie, relever la prescription, seulement celui de donner
une médication selon ordonnance collective et de l'inscrire au dossier.

   Bien entendu, si le délai pour voir le MD est 90% du délai total, le gain
sera faible par le mécanisme A, cependant, si on passe de 2 à 1 contact
patient/MD pour une majorité de patients, on fera peut-être diminuer ce
délai.

   Donc, pour un cas fort simple, évident, on parle déjà d'une compression
des délais probablement significative, qui implique la mise en place d'un
processus de soins axé sur une intervention précoce et une autonomie plus
grande. L'enjeu en est un de formation, avant tout. Pas de personnel. En
fait, si on coupe l'attente, donc le nombre de patients en attente, et si on
diminue les interventions requises pour orienter le patient (ici de 6 à 4,
gain de 33%), on pourra certainement mieux rouler avec le même personnel et
consacrer encore plus de temps à des actions avancées.

   C'est pourquoi je trouve très pertinent l'envoi portant sur le pied, et
demeure perplexe devant notre défaitisme quant à la gestion de l'attente
avant de voir le MD.

   Le problème, c'est qu'on ne se donne pas le temps de mesurer, d'analyser
les processus, de voir ce qui pourrait être mieux fait, d'oser changer nos
façons de faire, de mesurer les effets des changements, etc.

   Imaginez appliquer une approche sérieuse à la grandeur d'un département
d'urgence.

   Mais qui a... le temps de faire cela?


   Alain Vadeboncoeur




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   From: [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] On Behalf Of Catherine
Bich
   Sent: 8 décembre 2007 19:49
   To: [email protected]
   Subject: URG-L: [Pas de sujet]


   Il y a certainement des pistes de solution,des façons d'organiser le
travail.De déléguer de manière organisée pour mieux « économiser » le temps
MD.



   Mais le volume est là.Enorme,pas facile à gérer.Lourd.Quelque soit la
manière de regarder les choses.Et le temps MD n'est pas le seul qui doit
être économisé.Le temps nursing doit lui aussi être utilisé de manière
judicieuse,sinon le temps MD économisé se passera les mains croisées sur le
comptoir à attendre le prochain patient.



   En passant,je ne suis pas d'accord que le mode de paiement « ralentit »
le docteur.Vieil argument des gros rouleurs nostalgiques qui se tapaient
50-60 patients par chiffre dans le temps où c'était encore possible et où la
grosseur de la pile de dossiers témoignait de l'efficacité du docteur.Je
vais être très impolie,mais le « botchage » de patient n'est plus à la
mode,et n'est heureusement plus sanctionné par une rémunération plus
avantageuse.



   Je ne suis pas nostalgique du temps où je gagnais plus de $ à voir une
famille entière avec un rhume qu'à voir un cas d'infarctus.Ni du temps où je
chargeais un examen complet pour une heure passée à parlementer avec la
famille d'un patient en perte d'autonomie.



   Vraiment pas.



   C.



















   __________ Information NOD32 2711 (20071207) __________

   Ce message a ete verifie par NOD32 Antivirus System.
   http://www.nod32.com

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