On peut aller plus loin. Pourquoi interdire la malbouffe dans les écoles?
Ceux qui vont en manger seront les seuls punis. Et pourquoi interdire la
vente de cigarettes aux moins de 18 ans? Ils sont capables de comprendre
qu'ils vont se taper un cancer plus tard. Pourquoi mettre des barrières pour
empêcher les gens de sauter en bas du pont Jacques-Cartier, où ils ne
peuvent blesser que des poissons, d'ailleurs déjà affaiblis par les
déformations? Pourquoi ne pas permettre à quiconque de pratiquer la
médecine, si le patient connait la formation du "praticien"? Pourquoi
règlementer l'industrie agro-alimentaire? Il suffit d'indiquer les risques. 
 
Alain

  _____  

From: Pierre Beaupré [mailto:[email protected]] 
Sent: 27 février 2009 17:00
To: [email protected]
Subject: URG-L: Port obligatoire du casque dans les sports de glisse



En fait, tu soulignes un point très important.

La liberté individuelle vs la liberté collective.

Personnellement, pas de problèmes à ce qu’un individu ne porte pas sa
ceinture. Je lui ferai la morale à l’urgence et je porte la mienne, mais en
bout de ligne, c’est son problème.

S’il conduit en état d’ébriété ou à 200 km/hre sur l’autoroute, là il est un
danger pour les autres. C’est là la limite.

Idem pour interdire le tabac sur le territoire québécois vs dans les lieux
publics. Je ne trouve pas celui qui fume plus intelligent, et il augmente
mes taxes et impôts, mais il n’affecte pas vraiment ma santé. On devrait
l’impôser davantage cependant pour ses frais de santé.

La licence pour le pilote d’avion : s’il rate son coup, il peut tuer des
innocents !

 

C’est une question de valeurs, mais comme amateur de sports parfois un peu
plus extrêmes,  je crois que l’on doit accorder aux individus une certaine
liberté, même si elle comporte des risques pour leur santé, et ce, tant
qu’elle n’affecte pas la liberté des autres.

 

Pierre

 

  _____  

De : Alain Vadeboncoeur [mailto:[email protected]] 
Envoyé : 27 février 2009 16:48
À : Pierre Beaupré
Objet : URG-L: Port obligatoire du casque dans les sports de glisse

 

Évidemment, tout est question d'équilibre. Mais je ne vois pas en quoi le
casque diffère de multiples autres obligations faites aux citoyens, qui
relèvent d'un certain consensus. Je pense donc qu'on peut aller plus loin:
il faut cesser par exemple de rendre obligatoire la ceinture de sécurité,
après tout: chacun sa vie. Et on peut aussi retirer l'obligation d'avoir une
licence pour piloter un petit avion seul: de toutes façons, les chances de
percuter autrui sont faibles. On pourrait aussi enlever l'interdiction de
fumer dans les endroits publics, après tout, la fumée secondaire c'est quand
même assez mineur. De plus, pourquoi interdire les morsures à la boxe, s'il
s'agit d'adultes consentants? Par ailleurs, dans un autre registre, pourquoi
obliger le port du maillot de bain dans une piscine publique? 

 

Du reste, je skie assez peu, mais toujours avec un casque. Je ne suis pas un
assez bon skieur pour être irresponsable, mais quand je me fais frôler à 50
km/h par un planchiste, je suis bien content d'avoir mon casque en vue du
prochain. Et je ne laisserais pas mes enfants skier sans casque. 

 

Ciao

 

Alain

 

 

 

  _____  

From: Pierre Beaupré [mailto:[email protected]] 
Sent: 27 février 2009 16:16
To: [email protected]
Subject: URG-L: Port obligatoire du casque dans les sports de glisse

Tu as tout à fait raison, et pour continuer avec le même degré
d’intelligence,

 

C’est pour cette raison que tu circules toujours en automobile avec ton
casque de pilote de course et que tu milites activement pour rendre celui-ci
obligatoire en automobile aux Etats-Unis.

C’est vrai que le risque de subir un traumatisme crânien grave est beaucoup
plus grave en automobile.

Tu es avant-gardiste de 20 ans sur nos associations qui demanderont un jour
qu’il soit obligatoire.

D’ailleurs, qui aurait pensé à rendre le casque obligatoire en vélo il y a
20-30 ans !

 

L’être vraiment intelligent évite les sports de glisse, l’automobile, le
vélo, l’alpinisme, la plongée, et tous les sports à risque de blessure. Il
passe ses journées assis dans son fauteuil devant la télé, enrichit ainsi
son cerveau (et son tour de taille) et évite tout risque de traumatisme. 

 

Pour le reste, il reste à établir jusqu’où l’on désire que l’état nous
materne et légifère. Et c’est la limite qui je crois a été ici dépassée. Je
ne débats pas ici du bien fondé de la prévention des traumas crâniens,
incluant, mais pas seulement le port du casque.

 

Pierre Beaupré

 

  _____  

De : Phil Brewer, MD FACEP [mailto:[email protected]] 
Envoyé : 27 février 2009 15:36
À : Pierre Beaupré
Objet : URG-L: Port obligatoire du casque dans les sports de glisse

 

Selon les règles de Darwin, le cerveau que refuse la protection du casque
lors des activités à risque (sports de glisse, moto, velo) a pris la
décision appropriée pour assurer la survie des membres de l’espèce plus
intelligents.

 

Phil Brewer

 

From: Pierre Beaupré [mailto:[email protected]] 
Sent: Friday, February 27, 2009 1:15 PM
To: [email protected]
Subject: URG-L: Port obligatoire du casque dans les sports de glisse

 

Ci-joint, copie de ma lettre à la ministre du sport, loisir,…, car je veux
que mon processus soit transparent.

 

Je sais qu’il y a des membres pour qui j’ai le plus haut respect sur la
liste qui ont signé la position de l’AMUQ.

Mais je suis totalement contre l’obligation, totalement pour la
sensibilisation.

 

J’aurais aimé que les prises de position soient soumises à l’opinion des
membres par nos moyens électroniques modernes (et on a des cracks de
l’électronique dans la profession) avant d’être adoptées et diffusées.

 

En tant que membre de l’AMUQ, je suis automatiquement inclus auprès de la
population dans cette prise de position.

Je crois que les membres qui écrivent ainsi des prises de positions doivent
reconnaître que l’influence de leur proposition tient à la crédibilité de
l’organisme et à son nombre de membres qu’il est supposé représenter. 

 

En tant que skieur responsable, je suis plutôt furieux depuis hier, et je ne
veux pas déclencher un tsunami sur urg-l, mais j’aimerais qu’à l’avenir les
prises de positions de l’AMUQ soient plus modérées, en nuances, ce qui
devrait être le cas si on tient compte de l’avis de l’ensemble des membres.

 

 

Pierre Beaupré

 

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