Il faut noter que dans les d�bats, M. Jean-Yves Le D�aut (j'ignore qui il
est) a fait une d�fense remarquable des logiciels libres (�a c'est la
bonne nouvelle) et que l'assembl�e s'en fout (�a c'est la mauvaise):

Tant pis si cela en agace quelques uns, mais je le cite, �a fait plaisir:

M. Jean-Yves Le D�aut - Madame la ministre, vous ne pouvez pr�tendre nous
soumettre une grande loi sur l'internet qui ne dise rien des logiciels
libres. En premi�re lecture, il y a presque un an, vous vous �tiez engag�e
� ce que les aspects non marchands de l'internet soient abord�s au cours
de la navette. Las, le sujet reste ignor�. Sans tomber dans
l'anti-am�ricanisme primaire, nous devons veiller � ne pas d�pendre
totalement d'un pays pour une technologie. Aujourd'hui les Am�ricains ont
le contr�le de la Toile. Certains pensent que la bataille est perdue, car
si d'autres pays acqui�rent des techniques, ils se font torpiller. On peut
�valuer ce qu'on appelle parfois la taxa americana. En Europe, � Wintel �
- c'est-�-dire Windows et Intel - pr�l�ve une � taxe � de 3 milliards
d'euros pour les logiciels et 2 milliards pour les microprocesseurs. Ce
sont 50 000 emplois directs perdus, et 150 000 emplois induits, par
rapport � une situation o� nous aurions ces techniques chez nous. Si l'on
ajoute aux taxes sur l'informatique les taxes sur les produits p�troliers,
on arrive � quelque 40 milliards d'euros...

Ceci ne concerne pas seulement les logiciels et les microprocesseurs, mais
tous les moteurs de recherche, Amazon, Google, IB... Si une industrie
fran�aise veut vendre en ligne, elle doit passer des publicit�s sur le
syst�me am�ricain, sans quoi son produit ne se vendra pas, ou devra
recourir � Federal Express plut�t qu'� Chronopost pour la distribution...
Nous sommes dans une d�pendance �conomique totale. Et on s'y compla�t !
Aujourd'hui presque aucune administration - y compris l'Assembl�e - n'a
acc�s au code source. Quand le groupe d'�tudes de MM. Bloche,
Martin-Lalande et Santini soul�ve ce probl�me, on lui dit toujours que le
moment n'est pas le bon...

Pour garantir un acc�s libre du citoyen � l'information publique, il faut
que le codage des donn�es informatiques communiqu�es par l'administration
ne soit pas li� � un fournisseur unique. Les standards doivent �tre
ouverts : les r�gles de codage de l'information doivent �tre publiques, et
permettre ce libre acc�s, en autorisant si n�cessaire le d�veloppement
d'une offre de logiciels libres. Pour garantir d'autre part la p�rennit�
des donn�es publiques, il faut que l'utilisation et la maintenance d'un
logiciel ne d�pendent pas du bon vouloir de ses concepteurs. Il faut des
syst�mes dont l'�volution soit toujours assur�e par une disponibilit� du
code source. Le principe de disponibilit� du code source dans le cadre de
contrats de licence, tel qu'il s'applique aujourd'hui dans le code des
march�s publics, ne permet une option limit�e que pour les achats de
progiciels.

Il ne s'agit pas de cr�er une obligation d'arriver aux logiciels libres.
Mais il faut laisser un choix, dans l'administration comme dans le priv�.
Cette possibilit� n'existe pas aujourd'hui : on est dans une totale
d�pendance �conomique, avec les possibilit�s d'espionnage que cela permet.
Et on ne fait rien ! Il n'y a aucune interop�rabilit�, aucune p�rennit�
des codes sources, et donc aucune p�rennit� des informations : celles que
nous stockons peuvent devenir inaccessibles demain. Une panne peut se
produire, que nous ne pourrons pas r�parer, faute d'acc�s au code source.
Le Parlement devrait r�fl�chir � cela � l'occasion de ce texte.

M. Patrice Martin-Lalande - C'est un vrai probl�me.

M. Jean-Yves Le D�aut - Je le dis avec solennit� : aujourd'hui, apr�s
avoir d�fini la communication en ligne, nous avons le devoir de permettre
l'interop�rabilit� des logiciels, et l'utilisation du syst�me Linux. C'est
ce que font les Chinois : ils ont investi toute leur mati�re grise pour se
doter de microprocesseurs, et ils vont adopter Linux. Dans quelques mois
ils auront un syst�me ind�pendant... Je regrette que la France et l'Europe
laissent passer les trains.


Fran�ois Boisson
M. Christian Paul - L'amendement 45 tend � supprimer l'article premier.

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