Salut Ma�tre!

C'est le juriste que j'apostrophe ainsi.
Voil� pourquoi :
Un texte d�finitif doit �tre vot� au parlement europ�en "� la rentr�e", 
sans doute en septembre, qui rendrait possible les brevets portant 
sur des logiciels. 
Sans doute, d'ailleurs, avec une astuce qui en rendrait plaidable les 
effets r�troactifs sur "certains logiciels" dans "certaines circonstances"!...

D'un autre c�t� la pes�e de Microsoft sur ses grands clients potentiels
se fait de plus en plus lourde
C'est te dire si la situation est s�rieuse!

Nous essayons d'intervenir aupr�s de diff�rents ministres, parlemen-
taires nationaux et parlementaires europ�ens pour appuyer l'intervention 
de plusieurs d�put�s europ�ens qui bataillent d�j� dans notre sens, en
particulier sur le refus de la brevetabilit� des logiciels.
(C'est, entre autres, le cas de Michel Rocard, et tr�s nettement.)

Malheureusement, Microsoft fait un lobbying tr�s efficace. Son but
est d'emp�cher d�finitivement tout logiciel d'�tre diffus� sans qu'il
r�mun�re ses �quipes (grace son ant�riorit�, et aux 30.000 brevets
qu'ils ont d�j� d�pos�s aux USA dans l'esprit de constituer une base).

Peux-tu nous aider en faisant, ou faisant faire par quiconque, le petit 
contr�le qui est d�fini ci-apr�s ? Ce serait vraiment tr�s utile!
Dis-moi ton point de vue.
Merci
Bernard
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Mercredi 9 Juillet 2003 � 03h37, marc guillaume �crivait :
[ ... ]
> En revanche si des juristes pouvaient appuyer mes arguments 
> en citant les r�f�rences aux textes de loi exacts cela renforcerait 
> le s�rieux du propos et rendrait son argumentation plus efficace.
> Marc 

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LE  TEXTE  DE  LA  LETTRE (un tout petit peu modifi� ...)
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Monsieur le Ministre, (le D�put�, le S�nateur...)

Je tiens � porter � votre connaissance une situation de non application de 
la loi qui aboutit, de fait, � l'instauration d'une situation juridiquement inad-
missible.

Les programmes informatiques, y compris les syst�mes d"exploitation 
d'ordinateur, peuvent �tre class�s en deux grandes cat�gories, ceux qui
sont distribu�s sous licence libre, ceux qui le sont sous licence propri�taire 
restrictive. 

Le code des logiciels libres est disponible et modifiable � loisir par 
l'utilisateur, sans autre obligation que de rendre cette modification elle 
aussi disponible en cas de diffusion de la version modifi�e. 
Bien souvent ces programmes sont gratuits. Il s'agit de programmes de 
qualit� professionnelle, dont certains sont des standards mondialement 
reconnus comme le serveur "web" Apache. 

Le code des logiciels propri�taires est ferm�. Il n'est pas disponible, et 
les tentatives pour l�galiser la brevetabilit� des logiciels pourrait rendre 
ill�gal le simple fait d'essayer de comprendre comment ils fonctionnent 
afin de pouvoir cr�er un ou des programmes libres compl�mentaires ou 
alternatifs. 
Les licences d'exploitation de ces codes propri�taires sont tr�s restrictives 
et bien souvent fort ch�res pour l'utilisateur particuliter final.
(Le code, c'est le texte informatique de base qui constitue le programme)

Les gouvernements semblant souhaiter promouvoir la vente de PC grand 
public, la question se pose de savoir quels syst�mes �quiperont ces ma-
chines : 

- soit un syst�me d'exploitation propri�taire, et la tendance actuelle favorise
nettement l'installation de ces types de logiciels.
Disposer d'une machine pr�sentant des caract�ristiques suffisantes, dans 
les domaines bureautique et Internet, d�bouche donc normalement sur une 
d�pense d'acquisition des licences d'exploitation de logiciels �gale ou 
sup�rieure � celle de la machine... Et plus la volont� de tirer le maximum du
mat�riel est �tablie, plus la note finale sera consid�rable

- soit un syst�me d'exploitation libre (tel que "GNU/Linux"). L'acqu�reur dis-
pose alors, en standard et gratuitement, de ce qu'il est coutume d'appeler 
une "distribution". Il s'agit d'un ensemble comprenant le syst�me d'exploitation 
basal accompagn� d'une collection de logiciels (pouvant dans certains cas 
d�passer les 2000) n�cessaires � (ou fort utiles pour) l'exploitation maximale 
des possibilit�s de sa machine. 
Cela sous une licence ne limitant pas le nombre de copies faisables par 
l'acqu�reur du produit acquis.
On peut donc ainsi l�galement copier et �changer entre utilisateurs tout 
programme plac� sous licence libre, ou les installer l�galement sur tous 
les postes d'une famille, par exemple.

La qualit� technique des solutions libres �tant au moins �gale, voire 
souvent sup�rieure, aux solutions propri�taires, le choix de l'utilisateur 
devrait logiquement pouvoir se porter en masse sur les logiciels libres. 

Or deux ph�nom�nes viennent entraver ce type de d�cision. Ils sont � 
l'origine de cette lettre : 

1) L'utilisateur non sp�ciailiste a le plus grand mal � acqu�rir une machine 
sans syst�me d'exploitation propri�taire pr�-install�. 
M�me s'il ne veut pas utiliser ce syst�me, il se voit dans l'obligation d'en
acqu�rir la licence d'utilisation, alors qu'il sait qu'il ne l'utilisera pas !
Pour les ordinateurs portables la situation est encore plus nettement 
disproportionn�e puisqu'il n'existe (� notre connaissance) en France qu'un 
seul distributeur qui accepte de vendre de telles machines sans syst�me 
d'exploitation pr�-install�. 

Obtenir le remboursement ult�rieur du produit non d�sir� s'av�re en pratique 
impossible. La chose est rendue tellement difficile que les plus motiv�s y
renoncent. Il s'agit d'une situation de vente forc�e, en principe formellement
interdite par la loi. 
Ces logiciels pr�-install�s sur machine sont souvent inclus dans leur prix
de vente pour une valeur moindre que leur version "commerciale en boite", 
mais les mises � jour ult�rieures, quasi-impos�es par les �diteurs pour des 
motifs d'inter-compatibilit� de la gamme des logiciels utilis�s, seront, elles, 
payables au prix fort.

2) Il circule beaucoup de copies pirates de ces syst�mes d'exploitation
et des principaux logiciels propri�taires. Bien que totalement ill�gale, 
leur utilisation est massive, et a pendant longtemps �t� tol�r�e par les
propri�taires de ces logiciels, en vue de barrer le march� � d'�ventuels
concurrents. De ce fait la confusion s'est introduite dans l'esprit des 
utilisateurs : ils ne voient pas la diff�rence entre utiliser un produit
propri�taire qu'ils n'ont pas pay�, acte ill�gal, et utiliser un logiciel libre, 
dont la distribution gratuite est l�gale. 
L'utilisateur non sp�cialiste se trouve ainsi souvent avoir pour plusieurs 
centaines d'euros de programmes ill�gaux sur sa machine. 
Tout se passe comme si cette utilisation �tait accept�e puisque la loi sur 
les copies ill�gales n'est pratiquement jamais appliqu�e aux particuliers.
Les �diteurs de logiciels propri�taires, jouant ainsi sur les deux tableaux, 
ferment les yeux sur ce piratage pour habituer les utilisateurs � leurs 
produits. Et rien ne les emp�che de se r�server � tout moment la possi-
bilit� de r�clamer une application stricte de la loi, en particulier dans les
entreprises o� le laxisme et les mauvaises habitudes individuelles peuvent
favoriser des situations tr�s juteuses: un simple constat d'huissier pouvant
apporter mati�re � tr�s forte indemnisation pour fraude!
De son c�t�, le logiciel libre ne mettra jamais ses utilisateurs dans ces 
positions fort confuses puisqu'il n'a jamais de royalties � r�cup�rer.

Il y a donc pour toutes ces raisons une distortion de concurrence indiscutable
qui s'ajoute � un quasi ran�onnement de la client�le par les �diteurs de logi-
ciels propri�taires.

Moi, citoyen fran�ais et europ�en, utilisateur de logiciels libres, je demande 
donc qu'une application stricte de la loi soit d�cid�e concernant les copies 
pirates (utilisation sans licence) de logiciels propri�taires, y compris aux 
particuliers, avec une large publicit� faite a cette application stricte. 
Seule cette disposition permettra au client final de r�ellement prendre cons-
cience des termes de l'alternative : 
- acqu�rir un produit propri�taire payant, ferm� et cher,
- acqu�rir un produit libre ouvert et, le plus souvent, gratuit ou � prix minime.

Je demande, en outre, que soit appliqu�e strictement la loi sur l'interdiction
des ventes li�es, et que la vente des produits informatiques redevienne une 
vente normale, o� le client paie ce qu'il d�cide d'acqu�rir, soit une machine 
s'il en veut une, avec ou sans annexes de type �cran, imprimante etc...,
munie ou non d'accessoires comme les lecteurs divers de CD, de DVD et
autres, et �quip�e � sa demande des logiciels syst�mes et accessoires
dont il souhaitera faire usage, �tant entendu que les ventes group�es,
promotionnelles, avec ou sans lib�ralit�s du fournisseur resteront possibles
sans jamais revenir au syst�me actuel o� le client n'a aucune possibilit� de 
n�gocier la composition de son acquisition de base.

On remarquera, enfin, que les logiciels propri�taires sont � plus de 90% des 
produits venant des USA, en langue �trang�re, alors que les produits libres 
sont vraiment de toutes provenances, y compris europ�enne voire fran�aise, 
comme c'est en particulier le cas du syst�me d'exploitation libre GNU/Linux 
de la soci�t� francaise MandrakeSoft.

Je demande donc, enfin, que le gouvernement de mon pays fasse bien com-
prendre aux instances europ�ennes qu'il est d�cid� � ne plus favoriser l'im-
plantation de produits informatiques �trangers ferm�s, dans une langue qui 
n'est pas la n�tre dont la traduction m�me nous �chappe, ainsi que tout con-
tr�le de leur contenu, sans aucune garantie que des donn�es sensibles ne 
sont pas transmises clandestinement � l'�tranger alors qu'elles n'ont rien � 
y faire, qu'elles soient civiles ou militaires.
En cons�quence  mon pays devrait signifier aux instances europ�ennes qu'il
d�cide de s'opposer � tout ce qui peut favoriser la situation de quasi monopole
de certaines maisons d'�dition, et en particulier la brevetabilit� des logiciels.

Esp�rant avoir attir� votre attention sur un aspect fondamental du march�
de l'informatique o� la libert� du citoyen est bafou�e et le bon fonctionne-
ment du march� syst�matiquement ob�r�, 
je vous prie d'agr�er, Monsieur le Ministre, (Monsieur le D�put�, le S�nateur...)
l'expression de ma grande consid�ration, jointe � celle de ma confiance.

Untel Quiconque



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