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Salut, j'ai encore relu ce mail. BRAVO
j' y apporte aussi quelques correctifs tr�s tr�s tr�s minimes en reprenant les 
phrases entre  "--" .

encore bravo
nono


 Monsieur le Ministre, (le D�put�, le S�nateur...)

 Je tiens � porter � votre connaissance une situation de non application de
 la loi qui aboutit, de fait, � l'instauration d'une situation juridiquement
 inadmissible.

 Les programmes informatiques, y compris les syst�mes d"exploitation
 d'ordinateur, peuvent �tre class�s en deux grandes cat�gories, ceux qui
 sont distribu�s sous licence libre, ceux qui le sont sous licence
 propri�taire restrictive.

 Le code des logiciels libres est disponible et modifiable � loisir par
 l'utilisateur, sans autre obligation que de rendre cette modification elle
 aussi disponible en cas de diffusion de la version modifi�e.
 Bien souvent ces programmes sont gratuits. Il s'agit de programmes de
 qualit� professionnelle, dont certains sont des standards mondialement
 reconnus comme le serveur "web" Apache.

 Le code des logiciels propri�taires est ferm�. Il n'est pas disponible, et
 les tentatives pour l�galiser la brevetabilit� des logiciels pourrait
 rendre ill�gal le simple fait d'essayer de comprendre comment ils
 fonctionnent afin de pouvoir cr�er un ou des programmes libres
 compl�mentaires ou alternatifs.
 Les licences d'exploitation de ces codes propri�taires sont tr�s
 restrictives et bien souvent fort ch�res pour l'utilisateur particuliter
 final. (Le code, c'est le texte informatique de base qui constitue le
 programme)

 Les gouvernements semblant souhaiter promouvoir la vente de PC grand
 public, la question se pose de savoir quels syst�mes �quiperont ces ma-
 chines :

 - soit un syst�me d'exploitation propri�taire, et la tendance actuelle
 favorise nettement l'installation de ces types de logiciels.
 Disposer d'une machine pr�sentant des caract�ristiques suffisantes, dans
 les domaines bureautique et Internet, d�bouche donc normalement sur une
 d�pense d'acquisition des licences d'exploitation de logiciels �gale ou
 sup�rieure � celle de la machine... Et plus la volont� de tirer le maximum
 du mat�riel est �tablie, plus la note finale sera consid�rable

 - soit un syst�me d'exploitation libre (tel que "GNU/Linux"). L'acqu�reur
 dispose alors, en standard et gratuitement, de ce qu'il est coutume
 d'appeler une "distribution". Il s'agit d'un ensemble comprenant le syst�me
 d'exploitation basal accompagn� d'une collection de logiciels (pouvant dans
 certains cas d�passer les 2000) n�cessaires � (ou fort utiles pour)
 l'exploitation maximale des possibilit�s de sa machine.
 Cela sous une licence ne limitant pas le nombre de copies faisables par
 l'acqu�reur du produit acquis.
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 Cela sous une licence ne limitant pas le nombre de copies r�alisables par
 l'acqu�reur du produit acquis.
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 On peut donc ainsi l�galement copier et �changer entre utilisateurs tout
 programme plac� sous licence libre, ou les installer l�galement sur tous
 les postes d'une famille, par exemple.

 La qualit� technique des solutions libres �tant au moins �gale, voire
 souvent sup�rieure, aux solutions propri�taires, le choix de l'utilisateur
 devrait logiquement pouvoir se porter en masse sur les logiciels libres.

 Or deux ph�nom�nes viennent entraver ce type de d�cision. Ils sont �
 l'origine de cette lettre :

 1) L'utilisateur non sp�ciailiste a le plus grand mal � acqu�rir une
 machine sans syst�me d'exploitation propri�taire pr�-install�.
 M�me s'il ne veut pas utiliser ce syst�me, il se voit dans l'obligation
 d'en acqu�rir la licence d'utilisation, alors qu'il sait qu'il ne
 l'utilisera pas ! Pour les ordinateurs portables la situation est encore
 plus nettement disproportionn�e puisqu'il n'existe (� notre connaissance)
 en France qu'un seul distributeur qui accepte de vendre de telles machines
 sans syst�me d'exploitation pr�-install�.

 Obtenir le remboursement ult�rieur du produit non d�sir� s'av�re en
 pratique impossible. La chose est rendue tellement difficile que les plus
 motiv�s y renoncent. Il s'agit d'une situation de vente forc�e, en principe
 formellement interdite par la loi.
 Ces logiciels pr�-install�s sur machine sont souvent inclus dans leur prix
 de vente pour une valeur moindre que leur version "commerciale en boite",
 mais les mises � jour ult�rieures, quasi-impos�es par les �diteurs pour des
 motifs d'inter-compatibilit� de la gamme des logiciels utilis�s, seront,
 elles, payables au prix fort.

 2) Il circule beaucoup de copies pirates de ces syst�mes d'exploitation
 et des principaux logiciels propri�taires. Bien que totalement ill�gale,
 leur utilisation est massive, et a pendant longtemps �t� tol�r�e par les
 propri�taires de ces logiciels, en vue de barrer le march� � d'�ventuels
 concurrents. De ce fait la confusion s'est introduite dans l'esprit des
 utilisateurs : ils ne voient pas la diff�rence entre utiliser un produit
 propri�taire qu'ils n'ont pas pay�, acte ill�gal, et utiliser un logiciel
 libre, dont la distribution gratuite est l�gale.
 L'utilisateur non sp�cialiste se trouve ainsi souvent avoir pour plusieurs
 centaines d'euros de programmes ill�gaux sur sa machine.
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Ainsi, l'utilisateur non sp�cialiste se trouve souvent en possession de  
plusieurs centaines d'euros de programmes ill�gaux sur sa machine.
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 Tout se passe comme si cette utilisation �tait accept�e puisque la loi sur
 les copies ill�gales n'est pratiquement jamais appliqu�e aux particuliers.
 Les �diteurs de logiciels propri�taires, jouant ainsi sur les deux
 tableaux, ferment les yeux sur ce piratage pour habituer les utilisateurs �
 leurs produits. Et rien ne les emp�che de se r�server � tout moment la
 possibilit� de r�clamer une application stricte de la loi, en particulier
 dans les entreprises o� le laxisme et les mauvaises habitudes individuelles
 peuvent favoriser des situations tr�s juteuses: un simple constat
 d'huissier pouvant apporter mati�re � tr�s forte indemnisation pour fraude!
 De son c�t�, le logiciel libre ne mettra jamais ses utilisateurs dans ces
 positions fort confuses puisqu'il n'a jamais de royalties � r�cup�rer.

 Il y a donc pour toutes ces raisons une distortion de concurrence
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Il y a donc pour toutes ces raisons une distorsion de concurrence
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 indiscutable qui s'ajoute � un quasi ran�onnement de la client�le par les
 �diteurs de logiciels propri�taires.

 Moi, citoyen fran�ais et europ�en, utilisateur de logiciels libres, je
 demande donc qu'une application stricte de la loi soit d�cid�e concernant
 les copies pirates (utilisation sans licence) de logiciels propri�taires, y
 compris aux particuliers, avec une large publicit� faite a cette
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compris aux particuliers, avec une large publicit� faite � cette
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 application stricte. Seule cette disposition permettra au client final de
 r�ellement prendre conscience des termes de l'alternative :
 - acqu�rir un produit propri�taire payant, ferm� et cher,
 - acqu�rir un produit libre ouvert et, le plus souvent, gratuit ou � prix
 minime.

 Je demande, en outre, que soit appliqu�e strictement la loi sur
 l'interdiction des ventes li�es, et que la vente des produits informatiques
 redevienne une vente normale, o� le client paie ce qu'il d�cide d'acqu�rir,
 soit une machine s'il en veut une, avec ou sans annexes de type �cran,
 imprimante etc..., munie ou non d'accessoires comme les lecteurs divers de
 CD, de DVD et autres, et �quip�e � sa demande des logiciels syst�mes et
 accessoires dont il souhaitera faire usage, �tant entendu que les ventes
 group�es, promotionnelles, avec ou sans lib�ralit�s du fournisseur
 resteront possibles sans jamais revenir au syst�me actuel o� le client n'a
 aucune possibilit� de n�gocier la composition de son acquisition de base.

 On remarquera, enfin, que les logiciels propri�taires sont � plus de 90%
 des produits venant des USA, en langue �trang�re, alors que les produits
 libres sont vraiment de toutes provenances, y compris europ�enne voire
 fran�aise, comme c'est en particulier le cas du syst�me d'exploitation
 libre GNU/Linux de la soci�t� francaise MandrakeSoft.
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 libre GNU/Linux de la soci�t� fran�aise MandrakeSoft.
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 Je demande donc, enfin, que le gouvernement de mon pays fasse bien com-
 prendre aux instances europ�ennes qu'il est d�cid� � ne plus favoriser
 l'implantation de produits informatiques �trangers ferm�s, dans une
 langue qui n'est pas la n�tre dont la traduction m�me nous �chappe, ainsi
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langue qui n'est parfois pas la n�tre dont la traduction m�me nous �chappe, 
ainsi
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 que tout contr�le de leur contenu, sans aucune garantie que des donn�es
 sensibles ne sont pas transmises clandestinement � l'�tranger alors
 qu'elles n'ont rien � y faire, qu'elles soient civiles ou militaires.
 En cons�quence mon pays devrait signifier aux instances europ�ennes qu'il
 d�cide de s'opposer � tout ce qui peut favoriser la situation de quasi
 monopole de certaines maisons d'�dition, et en particulier la brevetabilit�
 des logiciels.

 Esp�rant avoir attir� votre attention sur un aspect fondamental du march�
 de l'informatique o� la libert� du citoyen est bafou�e et le bon
 fonctionnement du march� syst�matiquement ob�r�,
 je vous prie d'agr�er, Monsieur le Ministre, (Monsieur le D�put�, le
 S�nateur...) l'expression de ma grande consid�ration, jointe � celle de ma
 confiance.

 Untel Quiconque

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