J’ai réduit une épaule luxée qui n’était pas fracturée.
Déchirure de la capsule de la glène découverte par l’orthopédiste 3 mois plus tard.
Découverte par résonance magnétique car le patient n’évoluait pas bien.
J’ai réduit un coude chez un patient ayant été tabassé à coup de barre de métal,
malgré les traitements de physio, le patient n’est toujours pas capable de mettre
Son bras en extension 10 ans après.
Aucun problème “médico-légal” avec ces cas. Tous les orthopédistes s’entendent pour
Dire la même chose, chez un patient souffrant d’une fracture ou luxation, la remise en
Place en position “anatomique” du membre atteint est LA première intervention du
Traitement.
Le patient aura beaucoup plus tendance à croire qu’il vit les séquelles de sa luxation que
D’engager un avocat pour entreprendre des actions contre le médecin qui l’a soulagé de
Ses douleurs.
Je ne vais pas commencer à faire des résonances magnétiques à toutes les épaules luxées
Avant de les réduire par peur du médico-légal. De toute façon, même avec fracture associée,
Il faut remettre l’épaule en place...
Bye,
Claude Rivard, md
Le 10/09/06 04:03, « Jean-Christophe Auffret » <[EMAIL PROTECTED]> a écrit :
Concernant les luxations (patellaire, gléno-humérale, coude, digitale, etc), ne pas perdre de vue le médico-légal ... Tout arrachement, incarcération ou fracture-avulsion, très fréquent lors de ces luxations, peut être imputable à l'opérateur, s'il n'a pas été constaté avant la tentative de réduction ... En cas de séquelles ou de complications tardives, parfois graves, et souvent financièrement pénalisantes pour le patient, comment faites-vous, puisque vous aurez la charge de la preuve ...?
Jean-Christophe Auffret
[EMAIL PROTECTED]
