Justement.Moi jen demande un (formel) parce que je ne suis pas niveau 3.
Je suis juste un niveau 1 qui fait des EDU.Ce qui ne mempêche pas den faire.Avec le temps,et lexpérience,je deviendrai sans doute plus confiante dans mes « R/O ». Ya pas de différence avec tous les autres aspects de la médecine durgence.On est ni cardiologues,ni orthopédistes,ni radiologistes.Pourtant on cardioverse,on thrombolyse,on réduit des fractures déplacées et on interprète un paquet de radios.On pratique selon nos compétences,notre expérience,nos acquis.Quand on doute,on réfère. Pas différent avec lEDU.Cest pas une nouvelle religion,ce truc,cest un outil parmi dautres. C. _____ De : [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] De la part de Michael Garner Envoyé : 16 février 2008 17:35 À : [EMAIL PROTECTED] Objet : URG-L: EDU Je crois que le but est que tous deviennent, à plus ou moins brèveéchéance, praticiens indépendants. On sait qu'il y a une courbe d'apprentissage, et, par expérience locale, on sait qu'un nouveau praticien peut prendre des mauvais plis ou apprendre à escamoter des aprties de l'examn. Un contrôle de la qualité est nécessaire, surtout si des décisions majeures découlent de l'EDU fait par le praticien. Or, c'est le cas: par exemple, des paients qui montent directement en sale d'op à cause d'hémopéritoines traumatiques chez des patients instables, ou d'ectopiques rompues, ou de AAA. Aussi, des congés se donnent sur la base d'un examen négatif, pour des pathos potentiellement mortelles, p ex l'élimination d'un AAA ou d'une ectopique par confirmation d'une GIU Donc, important que les gens acquièrenet une compétence adéquate, ce qui n'est pas le cas avant d'avoir fait un nombre suffisant d'examens supervisés. D'oû la recommandation d'acquérir un niveau 3 Aussi, je crois qu'il n'est pas vrai que l'on fait toujours des tests confirmatoires. Par ex, la douleur épigastrique chez le pt HTA, DB de 70 ans. Si Aorte bien vue et non dilatée, pourquoi ferais-je une écho formelle ? Michel Garner [EMAIL PROTECTED] On 16-Feb-08, at 2:41 PM, Catherine Bich wrote: Bien tu répondras sans doute à bien des gens en même temps. Cest juste que le niveau II est finalement un niveau I qui fait des EDU,avant de devenir un niveau III.Et comme ça sera la majorité des gens,du moins pour un bout de temps Mais disons queffectivement la formulation du collège nest pas trop contraignante.Nulle part il nest dit que le médecin « doit » être niveau III pour faire des EDU,et la supervision est indiquée dans la section « formation » et non dans la section « médecin en pratique ». La vraie question que je me pose est :faut-il atteindre le niveau III pour faire des EDU « sécuritairement » sur le plan médico-légal ?Si je fais un EDU,que je ne vois pas du liquide libre,que jécris que je nen vois pas,que le lendemain matin le radiologiste en voit,et que le patient me reproche de ne pas lavoir vu tu me vois venir ?Cest bien sûr que jinforme toujours le patient que je ne suis pas radiologiste,que lexamen me permettra de me faire une petite idée mais nest pas définitif,et patati et patata,mais ça devient lassant de se servir de cet outil en couvrant continuellement ses arrières. Dans les faits,dans la pratique de tous les jours,je demande toujours un écho formel (ou un autre genre dexamen,genre CT)aux patients chez qui je fais un EDU et à qui jaurais demandé un examen dimagerie de toutes façons.Les seuls à qui je ne demande pas dexamen complémentaire sont les patients chez qui je navais pas lintention den demander.Le fait de faire un EDU ne change donc rien à mon « arbre décisionnel »,sauf sil est positif. Je suis sans doute naive,mais jaurais aimé que la propagation de lEDU reste « simple » i.e. un outil quutilise le MD durgence en complément de lexamen physique.Sans tout ce tralala des niveaux de sagesse.Quon nimpose pas,par ailleurs,en ce qui a trait à plein dautres trucs dangereux en médecine durgence,par exemple le niveau de compétence technique pour intuber.On présuppose que le médecin durgence est capable de maîtriser les voies aériennes et on présuppose quil soccupera de parfaire ou de maintenir ses compétences.On na pas de niveau 1,2 ou 3 pour utiliser lanectine ou le propofol.On aurait peut-être pu faire pareil avec lEDU Mais encore une fois,le document nest pas si mal.Je suis tout de même étonnée de la rapidité relative avec laquelle le CMQ a pris position. Mais je vais me dépêcher daller chercher le niveau III,et jespère que certains MD ny verront pas un frein à leur utilisation de lEDU(genre :aussi bien ne pas en faire que de devoir répondre éventuellement dun « manque » de compétence.Je suis sûre que le document du CMQ va faire jaser dans les chaumières). Reste que la position comme quoi lEDU « doit » être dispo dans les urgences 24h/24 est un sacré coup de pouce.Ca,cest une position sacrément claire. C. _____ De : [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] De la part de Michael Garner Envoyé : 16 février 2008 12:03 À : [EMAIL PROTECTED] Objet : URG-L: EDU Salut Catherine, Si je peux me êrmettre, ayant siégé sur ce comité. Le but était de définir les critères de formation. Nous voulions profiter de l'occasion pour aussi définir les indications, mais surtout assurer que l'EDU devienne une norme de pratique, et donc que les CH soient obligés de fournir la technologie, ou le service, 24/7 Ce n'a pas été une mince affaire. Le comité a siégé pendant près de 2 ans. Tout a rasé de sauter à la dernière minute. Mais, grâce à la bonne foi et la bonne volonté des divers partis à la table (3 radiologues, 3 urgentos, un omni représentant le Collège, et un MD administrateur du Collège), nous avons fini par produire une position. Il a fallu plus d'un an pour que le bureau du Collège se positionne par la suite. Vous comprendrez qu'il a fallu des compromis de part et d'autre. Nous avons accepté certains compromis importants en échange du principe que la technologie devait être disponible dans toute urgence, 24/7, ce qui est encore loin d'être le cas, alors que certains centres en font depuis prs de 8 ans. Si le processus avait échoué, ce qui se serait produit faute de certaines concessions, il n'y aurait pas eu de position du Collège pendant x années, privant plusieurs centres du levier nécessaire pour faire de l'EDU dans leur urgence. Pour ce qui est de la formation, nous avons pensé, stratégiquement, que la meilleure faôb de procéder, devant une opposition que nous prévoyions importante, était d'adopter le schéma de l'American College of Physicians (ACEP), qui utilise les 3 niveaux. Ray était contre, et suggérait plutôt l'approche de a SCEDU (Société Canadienne d'EDU), qui préconise le statut de praticien indépendant. Mais en fait, ça revient strictement au même, avec une nomeclature différente, mais le même principe. Il s'agit d'avoir une formation théorique + pratique au départ, puis d'accumuler 50 examens par région, avec une supervision directe ou indirecte, afin d'atteindre le statut de praticien indépendant, ou niveau 3. On ne peut être contre la vertu, et cette approche a permis d'en arriver à une entente. Certains m'ont demandé pourquoi nous étions seuls à avoir l'obligation de faire une formation formelle, avec examens en écho ciblée. Pour quoi les gynécologues, ou les cardiologues n'ont-ils pas la même obligation. En fait, ils nt, et elle est pas mal plus lourde que la nôtre. Les gens des soins intensifs ? Pas encore, mais j'imagine que le même principe devra s'appliquer à eux également Il reste à savoir comment lespraticiens réussiront à atteindre le niveau 3. Je crois que les centres les plus actifs en EDU se doivent de créer une structure permetant d'accueillir et de certifier des urgento d'autres CH, qui devraient alors devenir la ressource dans leur milieu, et avoir ainsi un effet multiplicateur. Evidemment, question de temps et de ressources $, ça ne se fera pas du jour au lendemain, mais c'est le défi et l'objectif En espérant avoir répondu assex clairement à tes interrogations, Michel Garner [EMAIL PROTECTED] On 16-Feb-08, at 9:34 AM, Catherine Bich wrote: Voilà la portion de texte du CMQ qui me rend perplexe. Niveau II /methodes de formation 1) Réaliser des échographies ciblées sous supervision. 2) Tenir un recueil de cas documentés ayant obligatoirement fait lobjet dun échange entre le médecin et son superviseur, un médecin radiologiste ou un médecin exerçant à lurgence certifié de niveau III. Les cas documentés dans ce recueil devront être issus de la pratique du département durgence, et un pourcentage devra présenter des anomalies, notamment du liquide libre intraabdominal et du liquide intra-péricardique. 3) Le processus de formation pourra inclure lanalyse dimages tirées notamment de banques de vidéos, démontrant des anomalies spécifiques à léchographie ciblée. Dun autre côté,on lit aussi,pour les médecins en exercice : « Le médecin engagé dans le processus dacquisition des compétences qui le conduisent au niveau III, constitue un portfolio concernant les échographies ciblées quil a réalisées au département durgence et assure leur suivi. Ces examens ne doivent pas faire partie dun processus décisionnel dans lélaboration dun diagnostic ou dans le traitement dun patient. Toutefois, il doit tenir compte dun résultat quil évalue comme positif et prendre les mesures pour confirmer ou infirmer son impression clinique et en informer les consultants, le cas échéant. » Ca,ça me va. Mais je demeure perplexe.Des commentaires seraient appréciés. C.
