Garnérito ne prend pas d'accent

Michel Garner
[EMAIL PROTECTED]




On 17-Feb-08, at 6:22 AM, Philippe PES wrote:

Et allez ! La contamination s'étend de ce coté ci de la mare...
;-))
C'est une garnérito-pandémie....
Désolé...

Amitiés à tous pour le coup

Philippe

-----------------------------------------------------------------------
Dr Philippe Pès - SAMU 44 - CHU de NANTES E-Mail : [EMAIL PROTECTED]
Collaborateur SAMU de FRANCE : http://www.samu-de-france.fr/
Collaborateur SFMU : http://www.sfmu.org (La médecine d'urgence)
L'échographie pour l'urgentiste : http://www.ultrason.com (P.R.E.P.)
Web Perso : http://perso.club-internet.fr/ppes
Corsicaria 2003 : http://www.corsicaria.org (Meeting aérien à Ajaccio)
------------------------------------------------------------------------
Afin de contribuer au respect de l'environnement, merci de n'imprimer ce mail qu'en cas de nécessité


Le dimanche 17 février 2008 à 12:06 +0100, Philippe PES a écrit :
Salut Ray,

Très pertinent comme d'habitude, pourrais-je utiliser certaines de tes assertions dans un document que je suis en train de produire pour mon service ?
Comment vas-tu sinon ? et la famille ?
Viendras-tu au 4eme WCU à Porto Alegre ?
Amitiés
Philippe

-----------------------------------------------------------------------
Dr Philippe Pès - SAMU 44 - CHU de NANTES E-Mail : [EMAIL PROTECTED]
Collaborateur SAMU de FRANCE : http://www.samu-de-france.fr/
Collaborateur SFMU : http://www.sfmu.org (La médecine d'urgence)
L'échographie pour l'urgentiste : http://www.ultrason.com (P.R.E.P.)
Web Perso : http://perso.club-internet.fr/ppes
Corsicaria 2003 : http://www.corsicaria.org (Meeting aérien à Ajaccio)
------------------------------------------------------------------------
Afin de contribuer au respect de l'environnement, merci de n'imprimer ce mail qu'en cas de nécessité


Le dimanche 17 février 2008 à 05:24 -0500, Ray Wiss a écrit :
Un aperçu historique serait probablement utile ici.



La SCÉDU fut formée en 2002 par les premiers MD qui enseignaient l'écho à l'urgence au Canada. Plusieurs de ceux-ci avait passé du temps aux États-Unis pour atteindre ce que l'ACEP appelait le statut de "praticien indépendant". Ceci prenait des semaines et était très dispendieux. Mais clairement il y avait une énorme différence dans nos habilitées après avoir fait 50 examens par région sous supervision.



Nous avons partagé cette observation avec nos élèves du cours d'introduction à l'époque et, quand on nous demandait ce qu'il fallait faire pour être "compétent", nous suggérions qu'ils suivent le même chemin. Pas surprenant que personne ne l'a fait.



La SCÉDU fût donc formée pour donner un contexte Canadien (et beaucoup plus abordable) pour encourager les MD de faire de l'entraînement supplémentaire après un cours d'introduction. Les fondateurs étaient convaincus qu'il fallait encourager les MD de faire de l'entraînement supplémentaire si la technique allait être pratiquée de manière sécuritaire et efficace.



L'analogie entre l'ÉDU et les ECG ou les RX poumons, ou il n'existe aucun standard extérieur, n'est pas vraiment adéquate. Durant la résidence nous faisons bien des choses sous supervision, qui forme le "scope of practice" (trad?) du médecin d'urgence. Nous sommes "certifiés" pour lire des RX poumons par le fait que nous avons complété notre résidence. Le même n'était pas vrai pour l'ÉDU en 2002, car il n'existait aucun programme de résidence ou l'écho faisait parti de l'enseignement. Même aujourd'hui, nous ne voyons que le début de l'introduction de cette technique dans les résidences Canadiennes.



Assez d'histoire, passons au présent. Il y a maintenant environ 500 MD au Canada qui ont suivit la formation de la SCÉDU. De cette expérience, nous pouvons tirer certaines conclusions:



1) Il existe une courbe d'apprentissage remarquablement reproductible. Le MD le plus "spatiale" que j'ai vu en 7 ans a maitrisé l'ÉDU en 35 scans par régions. Le pire l'a maitrisé en 48. La vaste majorité se sentent très confortable après 40-45.



2) Une fois ce niveau de confort atteint, le MD commence à se servir de l'ÉDU comme une extension de l'examen physique et non comme remplaçant de l'écho formel. Le seuil auquel l'ÉDU est effectué devient donc très bas. Je fais 4-8 ÉDU par garde - il ne serait pas possible de demander des études formelles sur tous ces patients. Mais ce style de pratique me permet d'éliminer en dehors de tout doute que le patient de 52 ans n'a pas de AAA, et réduit grandement les chances que le "polyégratigné" a du liquide libre dans le ventre.



Le grand bénéfice de l'ÉDU n’est pas le vrai positif, qui est presque toujours très évident. Le grand bénéfice vient de l'utilisation de l'ÉDU comme extension de l'examen physique, et son utilisation (majoritairement) dans une population à trop bas risque pour justifier une étude formelle. Dans cette population, l'ÉDU qui est un vrai NÉGATIF augmente la sécurité du patient tout en accélérant sa disposition, et réduit le stress du MD.



3) Le statut de praticien indépendant est il absolument nécessaire pour être sécuritaire? Comme plein de choses en médecine, la réponse dépend de l'opérateur. Si tous les MD étaient aussi méticuleux et passionné que Catherine, Michel et les autres membres de URG-L, nous n'aurions pas besoin de standards formels. Mais comme il existe un large spectre de compétences et de rigueur, il est bon d'avoir des balises.



Finalement, considérez le fait qu'il existe maintenant plus de 3000 finissants de cours d'introduction au Canada. Seulement une fraction de ceux-ci utilise l'ÉDU régulièrement. De loin le résultat le plus commun un an après un cours d’introduction est que le MD ne s’en sert pas du tout. La raison, je crois, est qu'ils se sentent encore inconfortable avec la génération de l'image (bien plus difficile que son interprétation). Après un cours d’introduction, ils tentent de faire des ÉDU mais deviennent rapidement frustrés par leur inhabilité de faire apparaître les images qu'ils avaient durant le cours (avec l'instructeur à leurs côtés). Et donc l'ÉDU devient quelque chose qui "prend trop de temps" et il est délaisser.



Ceux qui ont suivi le programme "praticien indépendant" de la SCÉDU (équivalent au niveau 3) génèrent des images adéquates en quelques secondes, et s’en servent dans les populations « très bas risque » décrites ci-haut, avec les bénéfices qui en découlent.



Michel à entièrement raison quand il dit que la formation devrait être « virale » (pour utiliser le terme de la SCÉDU). Les centres qui pratiquent déjà l’ÉDU à haut niveau (p.ex. HSC, CHUL, Gatineau, Gaspé, Chicoutimi) devrait former des représentants qui retourneront dans leurs centres pour encourager leurs collègues proches de faire des examens supplémentaires sous leur supervision. Un conseil ici : ne tentez pas d’introduire le Niveau 3 dans votre CH par vous-même. Soyez au moins deux. Et ne tentez jamais de former plus que 1-2 collègues à la fois, même quand vous serez une dizaine de Niveau 3. C’est beaucoup de travail, et l’enthousiasme des formateurs n’est pas inépuisable.



Bien à vous,



Ray


----- Original Message -----
From: Michael Garner
To: [EMAIL PROTECTED]
Sent: Saturday, February 16, 2008 6:10 PM
Subject: URG-L: EDU


Tu es en fait nivau 2


Le niveau 1 est la personne qui a suivi le cours et n'a rien fait après


Pour ce qui est de l'autre question, elle est plus complexe. On pourrait peut-être se référer aux standards exigés des pilotes de ligne....

Michel
[EMAIL PROTECTED]







On 16-Feb-08, at 5:56 PM, Catherine Bich wrote:

Justement.Moi j’en demande un (formel) parce que je ne suis pas niveau 3.

Je suis juste un niveau 1 qui fait des EDU.Ce qui ne m’empêche pas d’en faire.Avec le temps,et l’expérience,je deviendrai sans doute plus confiante dans mes « R/O ».

Y’a pas de différence avec tous les autres aspects de la médecine d’urgence.On est ni cardiologues,ni orthopédistes,ni radiologistes.Pourtant on cardioverse,on thrombolyse,on réduit des fractures déplacées et on interprète un paquet de radios.On pratique selon nos compétences,notre expérience,nos acquis.Quand on doute,on réfère.

Pas différent avec l’EDU.C’est pas une nouvelle religion,ce truc,c’est un outil parmi d’autres.

C.

De : [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] De la part de Michael Garner
Envoyé : 16 février 2008 17:35
À : [EMAIL PROTECTED]
Objet : URG-L: EDU


Je crois que le but est que tous deviennent, à plus ou moins brèveéchéance, praticiens indépendants.


On sait qu'il y a une courbe d'apprentissage, et, par expérience locale, on sait qu'un nouveau praticien peut prendre des mauvais plis ou apprendre à escamoter des aprties de l'examn. Un contrôle de la qualité est nécessaire, surtout si des décisions majeures découlent de l'EDU fait par le praticien. Or, c'est le cas: par exemple, des paients qui montent directement en sale d'op à cause d'hémopéritoines traumatiques chez des patients instables, ou d'ectopiques rompues, ou de AAA. Aussi, des congés se donnent sur la base d'un examen négatif, pour des pathos potentiellement mortelles, p ex l'élimination d'un AAA ou d'une ectopique par confirmation d'une GIU




Donc, important que les gens acquièrenet une compétence adéquate, ce qui n'est pas le cas avant d'avoir fait un nombre suffisant d'examens supervisés. D'oû la recommandation d'acquérir un niveau 3



Aussi, je crois qu'il n'est pas vrai que l'on fait toujours des tests confirmatoires. Par ex, la douleur épigastrique chez le pt HTA, DB de 70 ans. Si Aorte bien vue et non dilatée, pourquoi ferais-je une écho formelle ?



Michel Garner


[EMAIL PROTECTED]



On 16-Feb-08, at 2:41 PM, Catherine Bich wrote:




Bien tu répondras sans doute à bien des gens en même temps.

C’est juste que le niveau II est finalement un niveau I qui fait des EDU,avant de devenir un niveau III.Et comme ça sera la majorité des gens,du moins pour un bout de temps…

Mais disons qu’effectivement la formulation du collège n’est pas trop contraignante.Nulle part il n’est dit que le médecin « doit » être niveau III pour faire des EDU,et la supervision est indiquée dans la section « formation » et non dans la section « médecin en pratique ».

La vraie question que je me pose est :faut-il atteindre le niveau III pour faire des EDU « sécuritairement » sur le plan médico- légal ?Si je fais un EDU,que je ne vois pas du liquide libre,que j’écris que je n’en vois pas,que le lendemain matin le radiologiste en voit,et que le patient me reproche de ne pas l’avoir vu…tu me vois venir ?C’est bien sûr que j’informe toujours le patient que je ne suis pas radiologiste,que l’examen me permettra de me faire une petite idée mais n’est pas définitif,et patati et patata,mais ça devient lassant de se servir de cet outil en couvrant continuellement ses arrières.

Dans les faits,dans la pratique de tous les jours,je demande toujours un écho formel (ou un autre genre d’examen,genre CT)aux patients chez qui je fais un EDU et à qui j’aurais demandé un examen d’imagerie de toutes façons.Les seuls à qui je ne demande pas d’examen complémentaire sont les patients chez qui je n’avais pas l’intention d’en demander.Le fait de faire un EDU ne change donc rien à mon « arbre décisionnel »,sauf s’il est positif.

Je suis sans doute naive,mais j’aurais aimé que la propagation de l’EDU reste « simple » i.e. un outil qu’utilise le MD d’urgence en complément de l’examen physique.Sans tout ce tralala des niveaux de sagesse.Qu’on n’impose pas,par ailleurs,en ce qui a trait à plein d’autres trucs dangereux en médecine d’urgence,par exemple le niveau de compétence technique pour intuber.On présuppose que le médecin d’urgence est capable de maîtriser les voies aériennes et on présuppose qu’il s’occupera de parfaire ou de maintenir ses compétences.On n’a pas de niveau 1,2 ou 3 pour utiliser l’anectine ou le propofol.On aurait peut-être pu faire pareil avec l’EDU…

Mais encore une fois,le document n’est pas si mal.Je suis tout de même étonnée de la rapidité relative avec laquelle le CMQ a pris position.

Mais je vais me dépêcher d’aller chercher le niveau III,et j’espère que certains MD n’y verront pas un frein à leur utilisation de l’EDU(genre :aussi bien ne pas en faire que de devoir répondre éventuellement d’un « manque » de compétence.Je suis sûre que le document du CMQ va faire jaser dans les chaumières).

Reste que la position comme quoi l’EDU « doit » être dispo dans les urgences 24h/24 est un sacré coup de pouce.Ca,c’est une position sacrément claire.

C.

De : [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] De la part de Michael Garner
Envoyé : 16 février 2008 12:03
À : [EMAIL PROTECTED]
Objet : URG-L: EDU


Salut Catherine,



Si je peux me êrmettre, ayant siégé sur ce comité.


Le but était de définir les critères de formation.



Nous voulions profiter de l'occasion pour aussi définir les indications, mais surtout assurer que l'EDU devienne une norme de pratique, et donc que les CH soient obligés de fournir la technologie, ou le service, 24/7



Ce n'a pas été une mince affaire. Le comité a siégé pendant près de 2 ans. Tout a rasé de sauter à la dernière minute. Mais, grâce à la bonne foi et la bonne volonté des divers partis à la table (3 radiologues, 3 urgentos, un omni représentant le Collège, et un MD administrateur du Collège), nous avons fini par produire une position. Il a fallu plus d'un an pour que le bureau du Collège se positionne par la suite.



Vous comprendrez qu'il a fallu des compromis de part et d'autre. Nous avons accepté certains compromis importants en échange du principe que la technologie devait être disponible dans toute urgence, 24/7, ce qui est encore loin d'être le cas, alors que certains centres en font depuis prs de 8 ans. Si le processus avait échoué, ce qui se serait produit faute de certaines concessions, il n'y aurait pas eu de position du Collège pendant x années, privant plusieurs centres du levier nécessaire pour faire de l'EDU dans leur urgence.



Pour ce qui est de la formation, nous avons pensé, stratégiquement, que la meilleure faôb de procéder, devant une opposition que nous prévoyions importante, était d'adopter le schéma de l'American College of Physicians (ACEP), qui utilise les 3 niveaux. Ray était contre, et suggérait plutôt l'approche de a SCEDU (Société Canadienne d'EDU), qui préconise le statut de praticien indépendant. Mais en fait, ça revient strictement au même, avec une nomeclature différente, mais le même principe. Il s'agit d'avoir une formation théorique + pratique au départ, puis d'accumuler 50 examens par région, avec une supervision directe ou indirecte, afin d'atteindre le statut de praticien indépendant, ou niveau 3. On ne peut être contre la vertu, et cette approche a permis d'en arriver à une entente.



Certains m'ont demandé pourquoi nous étions seuls à avoir l'obligation de faire une formation formelle, avec examens en écho ciblée. Pour quoi les gynécologues, ou les cardiologues n'ont-ils pas la même obligation. En fait, ils nt, et elle est pas mal plus lourde que la nôtre. Les gens des soins intensifs ? Pas encore, mais j'imagine que le même principe devra s'appliquer à eux également



Il reste à savoir comment lespraticiens réussiront à atteindre le niveau 3.



Je crois que les centres les plus actifs en EDU se doivent de créer une structure permetant d'accueillir et de certifier des urgento d'autres CH, qui devraient alors devenir la ressource dans leur milieu, et avoir ainsi un effet multiplicateur. Evidemment, question de temps et de ressources $, ça ne se fera pas du jour au lendemain, mais c'est le défi et l'objectif



En espérant avoir répondu assex clairement à tes interrogations,


Michel Garner


[EMAIL PROTECTED]



On 16-Feb-08, at 9:34 AM, Catherine Bich wrote:





Voilà la portion de texte du CMQ qui me rend perplexe.



 Niveau II /methodes de formation


1) Réaliser des échographies ciblées sous supervision.


2) Tenir un recueil de cas documentés ayant obligatoirement fait l’objet d’un


échange entre le médecin et son superviseur, un médecin radiologiste ou un


médecin exerçant à l’urgence certifié de niveau III. Les cas documentés dans


ce recueil devront être issus de la pratique du département d’urgence, et un


pourcentage devra présenter des anomalies, notamment du liquide libre intraabdominal


et du liquide intra-péricardique.


3) Le processus de formation pourra inclure l’analyse d’images tirées notamment de


banques de vidéos, démontrant des anomalies spécifiques à l’échographie ciblée.



D’un autre côté,on lit aussi,pour les médecins en exercice :



« Le médecin engagé dans le processus d’acquisition des compétences qui le conduisent


au niveau III, constitue un portfolio concernant les échographies ciblées qu’il a réalisées


au département d’urgence et assure leur suivi. Ces examens ne doivent pas faire partie


d’un processus décisionnel dans l’élaboration d’un diagnostic ou dans le traitement


d’un patient. Toutefois, il doit tenir compte d’un résultat qu’il évalue comme positif et


prendre les mesures pour confirmer ou infirmer son impression clinique et en informer


les consultants, le cas échéant. »



Ca,ça me va.



Mais je demeure perplexe.Des commentaires seraient appréciés.



C.





Répondre à