----- Original Message -----
Sent: Wednesday, January 18, 2006 5:44 PM
Subject: RE: [3type] Outil d'observation

Voilà une bien bonne idée que nous allons reprendre dans notre classe Bobigny, car nous souffrons, Nathalie et moi de ne pas prendre le temps d'observer ce qui se passe dans le groupe.
A ce propos, mon précédent message a pu sembler confus (sauf à Roger ;-)), mais il faisait suite à une discussion à bâtons rompus à Curie.
En lisant le message de Christian et particulièrement son observation colorée, il semble bien que la plupart des activités de la classe prennent naissance dans la classe et ne proviennent pas de l'extérieur. C'est également ce que notait Bernard à l'époque de sa visite à Gagny, alors qu'à cette époque, j'avais pourtant dans la classe un fax et un ordi avec internet (acticem...). Dans le même esprit, la réunion n'avait pas autant, semble t-il, la même fonction décisionnelle et organisatrice que la réunion que décrivait Bernard à propos de Moussac et il en était de même avec les ateliers comme lieux de transformation des langages, le plan de travail individuel qui ne semble pas une nécessité et pourtant si on ne sait pas toujours comment se décident et s'organisent les activités, comment se forment et se défont les groupes d'enfants, il se passe bien "quelque chose" qui permet la construction des langages dans des interactions/interrelations moins évidentes, moins lisibles
 
Pour ma part, j'avais oublié ce texte de Bernard sur Gagny et j'avoue que je m'énervais de l'illisibilité de la classe, tout en essayant de recréer l'architecture de Moussac. Nous allons donc reprendre avec Nathalie un travail d'observation de la classe en utilisant aussi la grille méthodologique.
L'extérieur peut prêter à confusion : l'extérieur peut aussi être à l'intérieur !
il faudrait peut-être distinguer
1 - lorsque l'origine de l'information qui va provoquer activité c''est ce qu'il y a dans la classe, dans les ateliers, ... autrement dit, ce qui a été mis intentionnellement dans l'environnement proche et organisé.
2 - lorsque l'origine de l'information qui va provoquer l'activité relève alors du plus pur désordre (ou bruit). La mouche est bien dans la classe mais alors il faudrait la classer dans ce second oçrdre; un enfant se coupe avec le cutter que cet enfoiré de maître a laissé traîner, ça saigne, et une fois le sparadrap mis voilà que... encore une info du second ordre. A la limite les doryphores sur les patates du jardin pourraient être classés ici, même si le jardin est un atelier. Et bien sûr tout ce dont on a l'habitude, événements, rêves, questionnement...
3 - lorsque l'origine de l'info se trouve dans le cycle des autres infos en cours de transformations dans les ateliers ou la classe (par exemple si c'est déclenché par la présentation d'un autre, par kles traces dans un atelier etc.)
4 - lorsque l'origine de l'info qui va provoquer l'activité émane de l'organisation collective et/ou de sa nécessité (par exemple participation de la classe à la journée de la presse)
Il me semble qu'il vaut mieux s'intéresser à l'oirigine de l'info qu'à l'origine de l'activité... qui est toujours une info !
 
L'important me semble être de savoir ce que l'on attribue comme fonction aux ateliers :
- endroit où l'on va trouver des activités à faire (il y a surtout à choisir). Par exemple atelier création avec des fils, ou les fichiers autocorrectifs à l'atelier mathe...
- endroit où l'on va trouver des informations qui sollicitent des activités sans forcément les prévoir (par exemple un microscope à l'atelier sciences, un jeu de cartes dans l'atelier math...
- endroit où l'on va transformer des informations (je pense que Philippe a fait un lapsus, il sait bien que ce ne sont pas des langages que l'on transforme mais des inforemations qui sont transformées par les langages... dans des boucles rétroactives). L'atelier math, l'atelier écrit, ... et tous les autres peuvent être des endroits où sont transformées, en particulier, les informations d'ordre 1 ou d'ordre 3.
- endroit où l'on va produire des informations : tous les ateliers (par exemple c'est intéressant de prendre l'atelier marionnettes et de voir comment il peut être utilisé dans toutes les situations).
- endroit où l'on indique où on est et ce que l'on fait (par exemple n'importe quel fiche ou exercice, ou écriture de lettre, de texte... peut être mis dans l'atelier écrit s'il existe). L'atelier alors distingue alors le type d'activités (atelier exposé, atelier recherche de math...)
- endroit où le maître (1) met des choses à faire. L'atelier distingue le caractère de ces "choses".
-
Il y a probablement des fonctions que j'ai oubliées. Et bien sûr il me semble pas incohérent que chaque atelier puisse avoir plusieurs fonctions.
 
Je ne pense pas qu'il y ait une organisation modèle quelconque. Par contre il me semble intéressant de voir comment l'organisation d'une classe favorise et permet l'émergence des activités, leur réalisation et ce qui résulte de ces activités.
 

Répondre à