|
Il
y a de l'espoir, estime le ministre Baril
Les
m�decins sur un pied de guerre
No
fault: les victimes de la route s'en prennent � M�nard
La
reine est r�clam�e au Qu�bec par ses fans...de Toronto
Charest
s'en prend � l'ADQ et � sa vision du syst�me de sant�
L'homme
qui inqui�te p�quistes et lib�raux
L'ADQ
domine partout au Saguenay-Lac-Saint-Jean
Les
faits saillants du plan d'action du PLQ
|
|
|
Le lundi 23 septembre
2002 |
Les urgences malades pourraient ne plus
d�border d'ici un an
Alexandre
Sirois La Presse
Les urgences engorg�es
des h�pitaux peuvent �tre gu�ries, affirme le ministre de la Sant�,
Fran�ois Legault. Il estime que le probl�me, qui afflige plusieurs
�tablissements, pourrait m�me se r�gler au cours de la prochaine ann�e si
tous les acteurs en cause poussent � la roue.
�Je pense qu'on est capable de r�gler le
probl�me une fois pour toutes � condition, surtout, que tout le personnel
de la dizaine d'h�pitaux qui ont des probl�mes accepte de faire de
l'urgence une priorit� et qu'on s'organise en cons�quence, a indiqu� le
ministre. Si on convainc la direction, les m�decins, le personnel de ces
10 h�pitaux de faire de l'urgence une priorit�, je suis convaincu qu'on
est capable de r�gler �a dans l'ann�e qui vient.�
La Presse
a rencontr� M. Legault afin de faire le point sur la question des urgences
engorg�es � la suite de la s�rie de reportages � ce sujet publi�s dans nos
pages la semaine derni�re. Le ministre a mis l'accent sur la n�cessit�
d'un changement de culture dans le r�seau en ce qui concerne les urgences.
Il a �galement dit vouloir agir sur les facteurs qui, � l'ext�rieur des
h�pitaux, provoquent les d�bordements aux urgences.
�Je pense que
le vrai probl�me des urgences, un peu comme le Dr Marc Afilalo (pr�sident
du comit� d'experts du Centre de coordination national des urgences)
l'expliquait dans un de vos articles, passe par le fait qu'il faut �tre
capable de travailler autour de l'urgence. En amont et en aval,
c'est-�-dire sur les m�decins de famille et sur les soins de longue dur�e.
Et il faut surtout travailler � l'int�rieur de l'h�pital � changer la
culture pour que l'urgence soit une priorit�, a affirm� M.
Legault.
Il a toutefois estim� que ce changement
demandera des efforts. �Ce n'est pas facile de changer cette culture, o�
on travaille un peu chacun pour soi et pas assez en �quipe, pour que tout
le monde en vienne � prioriser l'urgence. Pour en venir � dire: oui j'ai
mes patients, mais il y a des patients qui sont en d�bordement �
l'urgence, alors qu'est-ce qu'on fait ensemble comme �quipe pour pouvoir
les placer dans les lits � l'�tage?� a indiqu� le
ministre.
Laval: un mod�le � suivre
Il est maintenant
prouv� qu'il est possible pour un h�pital, au Qu�bec, d'avoir des urgences
qui fonctionnent bien. La preuve en est que �les deux tiers� des urgences
de la province ne sont pas malades. Et les h�pitaux qui enregistrent des
succ�s aux urgences n'ont pas plus de ressources, toutes proportions
gard�es, que ceux qui sont en d�tresse, a pr�cis� le ministre.
Et
si le probl�me est presque exclusivement le lot des h�pitaux les plus
importants, ce ne sont pas n�cessairement tous les grands �tablissements
de sant� qui ont mal aux urgences. �On a vu au cours des derni�res ann�es
des h�pitaux d'une bonne taille - je pense entre autres � l'h�pital de
l'Enfant-J�sus, � Qu�bec, ou � la Cit� de la Sant�, � Laval, et au Centre
hospitalier universitaire de Sherbrooke -, sans avoir plus de moyens que
les h�pitaux de la r�gion de Montr�al, r�ussir � se prendre en main et �
ramener les d�lais � l'urgence � l'int�rieur de param�tres raisonnables.
Donc c'est possible de le faire�, a affirm� M. Legault.
Le ministre
a soulign� plusieurs fois au cours de l'entretien les succ�s de la Cit� de
la Sant�. �Il y a l� un directeur g�n�ral qui a fait de l'urgence sa
priorit� et qui a d�cid� qu'il n'acceptait pas les d�lais inacceptables�,
a dit le ministre. Celui-ci a notamment pu constater qu'� cet h�pital,
chaque matin, les chefs des divers services se r�unissent, examinent la
situation des urgences et trouvent diverses solutions pour qu'elles ne
s'encombrent pas au cours de la journ�e. �On s'arrange pour que, si on
attend apr�s des diagnostics ou des tests � l'urgence, on mette l'accent
l�-dessus�, par exemple.
Gagner avec les m�decins
Ce
n'est cependant pas uniquement � l'int�rieur des h�pitaux qu'il faut
livrer des batailles, selon M. Legault. Les soins de premi�re ligne
(offerts dans les cliniques et les CLSC) doivent �tre mieux organis�s et
les lits de soins de longue dur�e (dans les foyers regroupant les a�n�s en
perte d'autonomie) mieux g�r�s.
Dans le dossier des soins de
premi�re ligne, Qu�bec mise toujours sur son projet de groupes de m�decine
familiale, qui devront r�pondre aux besoins des malades 24 heures par
jour. Si cette initiative est bien engag�e, ce n'est pas encore le cas de
la r�forme des soins de longue dur�e. Trop d'a�n�s qui n'ont pas de places
dans les centres d'h�bergement restent dans les lits d'h�pitaux. Ces lits
devraient �tre occup�s par des patients ayant besoin de soins de courte
dur�e qui, par cons�quent, demeurent aux urgences.
Or, le minist�re
de la Sant� a d�couvert que dans les centres d'h�bergement et de soins de
longue dur�e (CHSLD) � Montr�al, les cas lourds �taient moins nombreux,
proportionnellement, qu'ailleurs au Qu�bec. La r�gie r�gionale et son
nouveau pr�sident directeur-g�n�ral, l'ex-ministre David Levine, ont donc
�t� somm�s de trouver le moyen de veiller � ce que les cas les plus l�gers
ne se retrouvent pas dans les CHSLD. �David va avoir une grande
responsabilit� de ce c�t� l�, mais ce n'est pas simple de faire bouger ce
r�seau.�
Par ailleurs, quant � la partie de bras de fer qui oppose
Qu�bec aux f�d�rations des m�decins au sujet de la r�partition des
effectifs et des t�ches � l'int�rieur du r�seau, M. Legault demeure
confiant d'en arriver � une entente qui satisfera les deux parties. M�me
s'il insiste sur l'importance de r�partir les actes des m�decins, dans les
diverses r�gions, selon les priorit�s du r�seau et non pas selon les choix
des m�decins.
�Ce n'est pas un d�bat qui est facile, mais c'est un
d�bat qui est n�cessaire, a soutenu M. Legault. Et je prends le pari qu'on
est capable de le gagner avec les m�decins. Parce qu'en bout de ligne, on
a le m�me objectif, qui est de s'occuper des patients.�
;'ici un an_files/envoyer.gif) ;'ici un an_files/imprimer.gif) ;'ici un an_files/retour1.gif)
|