Le CMQ aurait n�anmoins clairement annonc� son intention de ne pas se pr�ter � cet exercice ridicule et coercitif.
 
C.
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Le jeudi 26 septembre 2002

P�nurie suspecte de m�decins aptes aux urgences


Louise Lemieux
Le Soleil
Qu�bec

Des 80 m�decins travaillant en cabinet priv� � Saguenay, 77 affirment avoir perdu leur comp�tence pour travailler � l'urgence de l'h�pital de Jonqui�re. Le ministre de la Sant�, Fran�ois Legault, en doute.

Ces 80 m�decins ont pourtant tous fait de l'urgence au cours des quatre derni�res ann�es. Aussi le ministre envoie-t-il � Saguenay le Dr Claude Poirier, un m�decin fonctionnaire responsable du Centre de coordination des urgences, pour � accompagner � la R�gie r�gionale dans sa d�marche de sollicitation de ces m�decins pour faire des remplacements � l'urgence de l'h�pital de Jonqui�re. Le ministre compte sur la collaboration du Coll�ge des m�decins pour �valuer les m�decins et organiser des stages de perfectionnement pour les m�decins qui en feront la demande.

Le ph�nom�ne n'est pas exclusif au Saguenay, a not� le ministre lors d'un point de presse. � C'est �trange que presque tous les m�decins de cabinet priv� � on en compte 5400 au Qu�bec � se disent non comp�tents alors que plus de 2000 d'entre eux ont fait de l'urgence au cours des quatre derni�res ann�es. Il y a des ajustements � apporter �, a-t-il dit.

� Les deux bras m'en tombent. Et le Dr Dutil est aussi sid�r� que moi. On ajoute � l'absurde de la situation ! �, s'exclame le Dr Jean Rodrigue, porte-parole de la F�d�ration des m�decins omnipraticiens du Qu�bec (FMOQ), pr�sid�e par le Dr Renald Dutil, en apprenant la derni�re intention du ministre. Envoyer les m�decins de cabinet priv� � l'urgence, � c'est nier le travail de lre ligne. Comme si les patients suivis par les omnipraticiens n'avaient plus d'importance �, poursuit le Dr Rodrigue.

Fran�ois Legault a r�p�t� que le but de la loi 114 est d'obtenir la collaboration des omnipraticiens des cabinets priv�s qui ont travaill� r�cemment dans les urgences, pour donner un coup de main aux urgentologues �puis�s. C'est � en dernier recours � que les m�decins qui travaillent d�j� dans les urgences devraient �tre sollicit�s, a insist� le ministre. � Saguenay, sur les 80 m�decins de cabinet priv� ayant d�j� travaill� � l'urgence au cours des quatre derni�res ann�es, seulement trois ont accept� d'effectuer des remplacements � l'h�pital de Jonqui�re. � court de m�decins, la R�gie de la sant� de Saguenay a alors eu recours � des m�decins d�panneurs dans tout le Qu�bec � dont trois urgentologues de l'Enfant-J�sus � qui ont �t� avertis par huissier ou par t�l�copieur. Le proc�d� a mis le feu aux poudres.

La loi 114 a �t� adopt�e en juillet pour assurer une couverture m�dicale dans toutes les urgences du Qu�bec. Celles de Shawinigan et de Jonqui�re posaient probl�me.

Les rencontres avec la FMOQ et la FMSQ se poursuivent et le ministre se dit confiant de trouver une solution la semaine prochaine. Il a annonc� qu'il rencontrerait les trois associations d'urgentologues, dont le regroupement dissident de la FMOQ form� cette semaine. � Je suis ouvert � toutes les solutions �, dit-il.

Le ministre n'envisage pas la fermeture de l'urgence de l'h�pital de Jonqui�re, m�me si sa voisine de Chicoutimi offre des services plus complets.

� Il y aurait des rationalisations � faire dans les urgences � faible d�bit �, soutient le Dr Julien Poitras, pr�sident de l'Association des m�decins d'urgence, une association professionnelle (et non syndicale) ind�pendante qui r�clame depuis longtemps une rencontre avec le ministre.

� son avis, les salles d'urgence du Qu�bec sont victimes de mauvaise organisation. Par exemple, la couverture des urgences mineures est g�n�ralement confi�e � des urgentologues d'exp�rience alors qu'un m�decin omnipraticien pourrait aussi bien faire ce travail.



 



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