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Legault met de l'eau dans son vin
Le ministre se dit pr�t � remettre en question l'id�e des
�contrats d'engagement� des m�decins
Isabelle
Par� �dition du jeudi 26
septembre 2002
Mots cl�s :
Qu�bec (province), Services de sant� et services sociaux, fran�ois
legault, contrats d'engagements
Dans la
tourmente depuis que sa loi sp�ciale s�me la col�re chez les
m�decins, le ministre de la Sant�, Fran�ois Legault, a appel� hier �
la conciliation et semble maintenant pr�t � jeter du lest en ce qui
concerne les contrats d'engagement qu'il voulait imposer pour
assurer la r�partition des effectifs m�dicaux au Qu�bec.
Le ministre Legault a d'abord indiqu� hier � Qu�bec
que les n�gociations avec la F�d�ration des m�decins sp�cialistes du
Qu�bec (FMSQ) allaient s'intensifier au cours des prochains jours et
qu'il avait maintenant bon espoir de pouvoir en arriver � une
entente rapidement. Et cela, parce que des propositions concr�tes
lui auraient �t� pr�sent�es par la FMSQ.
Sans d�voiler la
teneur de ces propositions, la FMSQ a confirm� hier que le
calendrier des rencontres allait s'acc�l�rer d'ici la fin de la
semaine.
Rien d'�tonnant, puisque dans une lettre ouverte
que publie aujourd'hui Le Devoir, le ministre de la Sant� se dit
maintenant pr�t � remettre en question l'id�e des �contrats
d'engagement�. Une id�e qui avait mis le feu aux poudres chez les
m�decins au d�but du mois de septembre.
Ce projet de
discussions minist�riel destin� � r�former le statut des m�decins,
distribu� aux f�d�rations m�dicales cet �t�, avait �voqu� l'id�e
d'obliger les m�decins � signer des contrats de deux ans en r�gion
dans des h�pitaux d�sign�s par le minist�re. � d�faut de signer de
tels contrats, les m�decins perdraient le droit de facturer � la
R�gie de l'assurance-maladie du Qu�bec (RAMQ).
�Leurs
propositions sont les bienvenues. Nous avons indiqu� que l'id�e d'un
"contrat d'engagement" n'avait rien de dogmatique; nous sommes
pr�ts, en effet, � envisager d'autres solutions dans la mesure o�
les services prioritaires seront assur�s dans toutes les r�gions du
Qu�bec�, insiste le ministre, tendant litt�ralement la main aux
m�decins.
Cela constitue, somme toute,
le premier signe de fl�chissement depuis le d�but du conflit qui
oppose le ministre aux m�decins depuis l'adoption de la Loi sp�ciale
sur les urgences, � la fin juillet.
Pour ce qui est des m�decins omnipraticiens, chez qui la
grogne a atteint son paroxysme quand des R�gies r�gionales ont
utilis�, la semaine derni�re, la loi 114 pour d�p�cher par lettre
d'huissier des m�decins de Montr�al au Saguenay, les discussions
semblent avancer plus timidement.
�
quelques heures de l'assembl�e qui devait rassembler des centaines
d'omnipraticiens � Qu�bec, le ministre Legault a pr�cis�, lors d'un
point de presse, qu'aucune piste de solution n'�tait exclue avec les
omnipraticiens, dans la mesure o� les objectifs de la loi 114
�taient respect�s. Ce dernier rencontrera d'ailleurs, mardi
prochain, les m�decins urgentologues qui souhaitent se d�saffilier
de la F�d�ration des m�decins omnipraticiens, ainsi que
l'Association des sp�cialistes en m�decine d'urgence et
l'Association des m�decins urgentologues du Qu�bec.
Dans sa
lettre publi�e aujourd'hui, le ministre de la Sant� adopte
d'ailleurs un ton r�solument plus conciliant, et rappelle que sa loi
sur les urgences �n'est que temporaire�. �La population doit savoir
que ce n'est pas de gaiet� de coeur que nous avons propos�
l'adoption de cette loi sp�ciale. [...] Je conviens que la m�thode
d'assignation que nous avons d� employer puisse sembler excessive
pour ceux qui travaillent d�j� en urgence�, affirme le ministre, se
disant pr�t � ouvrir le d�bat sur les modalit�s de cette loi.
D'ailleurs, le ministre Legault semble avoir pris des moyens
pour �viter que de nouveaux m�decins de Montr�al ou Qu�bec soient
�conscrits� arbitrairement au Saguenay. �Notre but n'est pas de
surcharger davantage les m�decins qui travaillent d�j�, mais bien de
r�partir la responsabilit� de l'urgence a un plus grand nombre�,
explique-t-il.
Le ministre s'est d'ailleurs dit surpris que
seulement trois m�decins sur les 80 que compte la r�gion du Saguenay
aient r�pondu � l'appel lanc� par les autorit�s r�gionales.
� cet �gard, le cabinet a en effet fait savoir hier que le
responsable des affaires m�dicales du minist�re, le Dr Luc
Desch�nes, ainsi le Dr Claude Poirier, directeur du Centre national
de coordination des urgences, seront d�p�ch�s dans la r�gion du
Saguenay-Lac-Saint-Jean la semaine prochaine pour ��pauler� les
administrateurs de la r�gie r�gionale.
Il semble que les
administrateurs aient eu du mal � d�finir quels m�decins �taient
aptes ou non � travailler dans les urgences. Or, c'est la r�gie qui
doit s'assurer que la loi 114 soit appliqu�e pour garantir
l'ouverture en permanence des services d'urgence dans les h�pitaux
de la r�gion.
De pair avec le Coll�ge des m�decins et un
groupe d'experts sur les urgences, le minist�re entend fournir la
formation et l'accompagnement n�cessaires aux m�decins de la r�gion
qui seront appel�s � �pauler leurs coll�gues dans les urgences en
difficult�. �C'est un effort de solidarit� auquel sont convi�s ces
m�decins�, insiste le ministre dans sa lettre, qui appelle
instamment le corps m�dical � ce �que "nous" laissions tomber
l'affrontement�.
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