Bon pas �vident de partager les �changes que j'ai eues avec H�l�ne et Jean-Claude. Je les avais sollicit� personnellement par rapport � l'outil pense-b�te, en pensant bien qu'ils me titilleraient. Ca n'a pas rat� !
Comme il y a eu pas mal d'aller retour, j'ai trouv� dommage que ce ne soit pas sur la liste.
Bref, voici l'�change avec JC. N'h�sitez pas � r�agir ;-)
 
En noir : mon message � partir duquel j'avais sollicit� en perso JC 
En marron : Sylvain
En violet : JC
En bleu : moi

*********** BEGIN FORWARDED MESSAGE ***********
Y a des trucs qui me plaisent bien dans ton fonctionnement Sylvain.
Et, comme, dans ma classe, nous avons l�ch� le Plan de Travail et que nous avons d�j� �voqu� une sorte de pense-b�te, je pense que je vais introduire quelques uns de tes concepts dans ce pense-b�te que je leur pr�senterai vendredi. Pour l'instant, on en a juste parl�, certains ont fait le leur, d'autres pensent le faire (le pense-b�te) et d'autres attendent que j'en fasse un.
Bref, je vais programmer un rendez-vous vendredi que j'appellerai "Pr�sentation du pense-b�te".
 
Les concepts que je vais retenir :
les enfants me proposent en d�but de semaine ce qu'ils comptent r�aliser.
je me demande comment tu peux tous les voir en d�but de semaine ; �a doit �tre un peu long. Je vais donc �taler ces "rencontres" puisque l'unit� "la semaine" n'a finalement pas grand d'int�r�t ; c'est la dur�e qui importe ici. Je vais conserver la dur�e � savoir 4 jours ; chaque jour, je verrai donc 1/4 des enfants avec leur pense-b�te. Soyons clair, cette proposition est ni plus ni moins qu'un contr�t � la diff�rence pr�s qu'ils participent activement � son �laboration. Ce pourrait-�tre la partie "contr�t" du pense-b�te.
 
JC : Que vas-tu faire avec les enfants qui n'auront pas fait la somme de travail que tu juges n�cessaire ?  
Ph : Je ne juge pas d'une certaine somme de travail.
L'id�e est que l'enfant planifie plusieurs travaux et que je l'aide � prendre confiance en lui ; beaucoup d'enfants pensent ne pas pouvoir comprendre tel truc ou passer tel brevet. Ce sera l'occasion d'en parler.
 
JC : Si ta classe est compos�e d'ateliers permanents, pourquoi planifier ?
Ph : Tu fais la m�me remarque qu'H�l�ne. Vous avez raison. C'est pour �a que je lui ai r�pondu qu'au final, ce pense-b�te devra �tre un v�ritable pense-b�te o� l'on ne planifie pas � l'avance
 
JC : Le fait qu'un enfant est en activit� ne suffit-il pas ? 
Ph : Peut-�tre pas ! pour �viter "effet zapping"/"terminer ce sur quoi on s'est engag�"
 
En fonction de qui ils sont, de ce qu'ils proposent, j'accepte ou demande une nouvelle proposition.
id�e de personnalisation
JC : Il y a un vrai probl�me d'� priori � la fois par rapport � l'enfant mais aussi par rapport � l'activit� propos�e .
Ph : Exact, je vais m'en m�fier et vais commencer en douceur. Je vais accepter dans un premier temps toutes les propositions. Je verrai ensuite comment je ferai pour quelques CE1 qui d�laissent un peu trop la lecture !
 
- Lorsqu'un travail est achev�, il est mis dans la bo�te "courrier � corriger." Quand j'ai un moment, je donne mon avis et le d�pose dans la bo�te "courrier corrig�" qu'un facteur de classe vide et r�partit r�guli�rement.
Je fais d�j� �a � la diff�rence que les enfants ont dit r�cemment qu'il n'y a pas besoin de "m�tier" puisque tout le monde peut distribuer.
- Quand un enfant a besoin de mon aide et si je suis occup� avec un autre, il d�pose pr�s de moi son "passeport" (un bout de carton avec son pr�nom) et retourne poursuivre ses travaux.
Ils utilisaient leur passeport mais depuis que j'ai vir� mon bureau (pdt vacances de No�l), on l'a oubli� ! Je vais le r�introduire car c'est vahcement pratique.
 
En fin de semaine, c'est le bilan.
Ce sera donc �tal� pour nous.
 
JC : Le bilan d'une activit� c'est la pr�sentation de la production � la classe et c'est �a qui cr�e l'�mulation. A quoi sert un bilan sinon � contr�ler, ne perds-tu pas
du temps avec �a ? L'essentiel c'est ce qui se passe et va se passer.
Ph : Pour moi, le bilan servira uniquement � savoir si l'enfant passe en autonomie, enaccompagnement ou sous la tutelle de ... Il correpondra donc � la prise de connaissance pour moi de sa nouvelle proposition de travail du nouveau pense-b�te.
Bref, on verra ensemble - l'enfant et moi - s'il a termin� ce sur quoi il s'est engag� ; j'en ai un peu marre de devoir "surveiller" si les t�ches sur lesquelles certains enfants s'engagent - notamment celles devant le groupe - sont r�alis�es.
JC : Si ces t�ches se concr�tisent par un brevet, il n'y a plus besoin de surveiller.
Ph : R�pondre � un fax ou s'engager pour un truc pour le journal ne se concr�tise pas par un brevet.
 
Si le plan de travail n'est pas r�alis�, ils sont en accompagnement et ne peuvent s'inscrire aux ateliers sans avoir fait ce qui est prioritaire et s'il arrive encore que ce n'est toujours pas effectu�, ils passent "sous tutelle" d'un enfant ou de moi qui guide l'encha�nement des activit�s.
Je vais prendre ce concept "En autonomie "En accompagnement" et "sous tutelle" d�termin� en fonction du "contr�t"
 
Les concepts dont je me m�fie et que je ne vais pas retenir :
- Il doit y avoir au moins 1 texte libre, 1 cr�ation maths et 2 travaux de lecture. 
- l'id�e du minimum
J'ai d�j� essay�, et �a m'a donn� des trucs du genre :-( : "j'ai fait mon �crit de la semaine !" ou "je ne vais pas faire tel �crit, r�pondre � tel message ou autre, car j'ai d�j� un �crit !"
Mon objectif dans le "contr�t" est davantage qu'il s'engage dans des activit�s qu'il aurait tendance � n�gliger que r�pondre � une attente explicite. Le "contr�t" doit davantage faire l'objet d'une recherche sur ce qu'il est, ce sur quoi il doit progresser etc. Il me semble qu'il n'y pas int�r�t � imposer un travail de lecture si l'�l�ve est bon en lecture ou inversement qu'il y a autant d'int�r�t � imposer un travail en Arts Plastiques pour d'autres. Donc, rien pour moi de syst�matique mais � voir cas par cas.
 
JC : L'id�e du minimum plombe les enfants qui ont du mal � le r�aliser car �a ferme la porte des ateliers.
Ph : Tout � fait d'accord. Ce n'est pas la r�alisation du minimum qui m'int�resse mais la capacit� � s'organiser en prenant en compte des perturbations quotidiennes source d'apprentissage et des engagements pris.
Aujourd'hui, moi-m�me, j'ai bien envie de faire certaines choses, mais je dois m'organiser pour prendre en compte mes engagements.
 
 
 
Tu �voques dans un autre message
Au sujet des enfants qui ne font pas ce qu�ils ont choisi (les messages Marelle par exemple), c�est une question qu�on se pose actuellement. On vient d�essayer d�inscrire ces projets dans les plans de travail mais on n�a pas d�effets � ce jour.
Ces projets doivent me semblent-ils �tre au coeur de leur pr�occupations. C'est plus important que l'enfant fasse ce sur quoi il s'est engag� devant le groupe qu'une activit� du "contr�t". Cet engagement devant le groupe devrait m�me �tre prioritaire par rapport au "contr�t". Du coup se pose le pb de la dur�e. La dur�e ne devrait-elle pas alors pouvoir �tre extensible ?
Tiens, �a me fait penser � un truc du genre :
- un tableau g�n�ral consign� dans le cahier de la classe (sur lequel on notait au d�but les comptes rendus des r�unions et sur lequel on note maintenant les choses � faire, bref le pense-b�te de la classe) avec la date d'�ch�ance des pense-b�tes de chaque enfant.
 
Bref, bref, bref, si les autres t�ches vont au fur et � mesure de la vie de la classe se greffer au "contr�t" sur leur pense-b�te, le terme "contr�t" n'a plus raison d'�tre et le concept "En autonomie" "En accompagnement" et "sous tutelle" ne doit pas �tre d�termin� en fonction de ce qui est pr�vu au d�part.
 
Bon, je simplifie donc en ne faisant qu'une seule partie dans ce pense-b�te, et r�sume :
- lorsque l'enfant re�oit un nouveau pense-b�te, il commence par d�finir une s�rie de t�ches � faire qu'il me pr�sente et que j'accepte ou non
 
JC : Perte de spontan�it� et de libert�. On ne jouie de la libert� que si on la connait.
Ph : Exact. La s�rie de t�ches n'�tant pas � faire en premier, les enfants connaissent la libert� et peuvent "jouir" des ateliers permanents. Par ailleurs, si l'enfant a un projet personnel en arrivant dans la classe, il pourra bien s�r le r�aliser. Il le rajoutera sur son pense-b�te et demandera en r�union du temps suppl�mentaire pour son pense-b�te car il a ajout� un projet.
 
- Au fur et � mesure l'enfant ajoute des t�ches sur ce pense-b�te ; ce peut �tre d'autres projets personnels qu'il n'avait pas pr�vu au d�part ou des t�ches qu'il s'est engag� de faire devant le groupe. Dans ce cas, il peut demander avoir un jour de plus pour terminer son plan de travail (�a peut �tre marrant et strat�gique!). Ceci se passe lors de la r�union.
 
 
JC : Imagine un gamin qui n'a pas fini son P.T., il passe devant un atelier o� des gamins sont en activit�, �a l'int�resse et il y va.
Que fais-tu ?
Ph : Si je le vois ;-) et s'il est sous ma tutelle, c'est moi qui jugerait en fonction de l'atelier (compl�tement subjectif).
S'il est en accompagnement, je fais semblant d'avoir oubli� qu'il est en accompagnement. Son risque est que s'il n'a pas termin� ce sur quoi il s'est engag� au bout de 4 jours, il risque de passer sous la tutelle.
S'il est en autonomie, je ne fais rien bien s�r.
On d�marre le pense-b�te demain pour 6 enfants, 6 autres mardi, 6 jeudi et 6 vendredi. Ils commenceront bien s�r tous dans le "mode" ;-) EN AUTONOMIE.
 
JC Le pense-b�te est un subterfuge pour toujours avoir un oeil sur les gamins.
Ph : Je ne pense pas mais je peux me tromper. Toujours est-il qu'avec un m�me outil, on peut faire tout et son contraire. Il faut donc que je sois vigilent et te remercie pour cet �change. Le pense-b�te est un moyen me semble-t-il pour mener � terme des projets, d'accompagner/encourager l'enfant et de l'aider � s'organiser entre ses envies du jour et ses envies de la veille qui sont devenus des contraintes du jour !
JC : OK exp�rimente.

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