Le 17 octobre 2010 15:58, jmborde <<mailto:[email protected]>[email protected]> a écrit :
Au royaume des avoeugles .. bon, cela s'éclaircit un peu pour moi. Les structures de traits, en anglais features structures, sont effectivement étudiées selon le mode décrit ici. C'est d'ailleurs un objet de normalisation ISO de l'ISO TC 37/SC4, avec les ambitions associées précitées.

Par contre, ce n'est pas l'enthousiasme du coté des résultats dont la réalité de la mise en application effective et, éventuellement efficace, n'est pas attendue avant .... Sauf coup de théâtre. On est entre la géométrie et la sémantique, ou qq chose d'approchant.
JM B

At 11:00 18/10/2010, Yvon Rastetter wrote:
Bonjour,
Que deviens-tu?
Je ne vois pas beaucoup l'AILF sur la mondialisation et le futur de l'internet...
Yvon

Yvon, Jean-Michel,

(AMHA,nous sommes au coeur de tous les problèmes actuels. Ce mail est une tentative de point de situation par une synthèse au fil de la plume pour voir comment cela s'enchaînerait, merci de le prendre comme tel)

je ne suis pas sûr que le TC37 soit le meilleur endroit pour aborder la compréhension de la diktyologie (science des réseaux) sémantique qui se déssine ici, sauf à le mettre dans sa bonne situation. Ton analyse entre géométrie et sémantique me parait alors _extrèmement_ pertinente !

Résumons brièvement là où nous semblons en être (attention un certain nombre de notions nouvelles sont impliquées par simple logique, peut-être sont elles inadéquates ou trop précipitées) :

- nous voyons d'abord un problème de topologie : jusqu'à présent on a considéré les réseaux centralisés, décentralisés et distribués et leurs systèmes. Nous avons en face de nous une topologie plus complexe qui inclut les réseaux intriqués (quantique, réseaux relationnels humains, possibilités de l'internet, par exemple) et une répartition systèmique tenant compte de leur endotème (ce que l'on considère comme le système actuel), peritème (interface externe), amphitème (zone d'influence partagée) et exotème (partie de l'univers suceptible de l'influencer) car les choses ne sont jamais "égales par ailleurs". Intriqués n'est pas pour nous réellement une notion nouvelle : c'est à dire comme constitués par des liens dans des métadimensions, c'est à dire des dimensions sémantiques (concepts) que nous n'avons pas l'habitude d'associer à la vision d'un réseau et qui pourtant en font intrinsèquement partie. Exemple : les aspects financiers du déploiement géographique de l'internet. Un exemple que nous avons appris à connaître est l'intrication de la dimension du temps dans l'espace cartésien.C'est cette intrication qui semble être la source de la nouvelle "complexité" des choses.

- un problème de géométrie physique, d'organique conceptuelle (mathématique/logique réunies par Frege/Russell) qui s'étend à cette sémantique notionelle qui commence à devenir notre intérêt premier actuel : les métadonnées ne suffisent pas à définir le "cortège" de l'essence des choses, et de chaque occurrence notionnelle : il faut y intégrer les "syllodonnées" qui ne sont pas absolues par rapport au référentiel conceptuel, mais la description des contraintes relatives au contexte culturel dans lequel il est appliqué (langue, contextes). Je comprends "cortège" ici compris comme la super "bande de Turing", le "chromosome logique", qui documente la forme par le logos des données (substance), des métadonnées (essence), et des syllodonnées ( intelligence possible mutuelle). Nous nous comprenons les formes de l'univers par une ontographie que nous en avons et le documentons par l'ontologie des cortèges (données, classées selon les métadonnées, organisées selon les syllodonnées). La synergie du tout résulte de l'émergence de propriétés jusque là non utilisées des syllodonnées entre les parties.

- un problème épistémique fondamental en ce sens que la diktyologie est la science de ce qui relie et donc à la fois d'elle-même et de toutes les autres en transdiciplinarité. Elle est donc confronté à la description dans cette tension/compression réciproque (tenségrité) ou énergie/entéléchie (?) qui semble l'un des fondement de l'univers avec son "hystérie" (c'est à dire la remise en question/ajustement perpétuel de son équilibre qu'est la vibration que l'on perçoit soit dans le catastrophe de la saillance [René Thom] soit dans l'équilibre vectoriel de la prégnance). Il s'agit donc perpétuellement semble-t-il d'une boucle fondamentale que l'on perçoit par le temps (? par le passé, le présent et le possible), ou l'action, l'énaction (conflit énergie/entéléchie écoulement du temps dans l'érosion entropique de l'entéléchie) et la réaction perçu à travers la chaleur, les couleurs, la résillience, la cohérence, l'information, et de façon ultime actuelle : le sens.

Là dedans ce que nous percevons ce sont des traces des choses que nous pouvons corréler en structures à partir de leurs "patterns" (mathématiques : science des patterns et structures). Ma réflexion sur les "cénotypes" (jeu de traits semblables à plusieurs occurrence) conduit à rassembler transdiciplinairement la notion de traits avec tes features, paramètres, etc. en interliens du cortège de l'essence (c'est à dire la concrétisation du "logos") dans une vectorisation de la notion anglaise de pattern selon trois concepts que supporte alors le français qui sont diffus dans l'anglais :

- le cénotype qui est en fait l'intersection d'ensembles/réseaux intriqués donc des liens qui l'analyse va faire émerger des métadonnées, selon les conditions de leurs syllodonnées. - la réccurrence, c'est à dire la révélation de l'existence d'un cénotype (d'un patternen anglais) : je m'aperçois peu à peu de ce qu'il y a quelque chose, et donc du besoin d'une analyse. - le récurent, c'est à dire ce que va révéler cette analyse que je vais pouvoir discuter avec autrui par référence à un référent (c'est à dire à une description stable et partagée). Si cette description est unaire (je ne peux plus la décomposer) j'aurai une dimension nouvelle de la pensée (un concept), sinon cela veut dire que je vais pouvoir la positionner par rapport à un système de coordonnées dont chaque dimension est un concept. Les perspectives relatives du référentiel de ces concepts dans un contexte partagé entre processeurs sémantiques naturels (cerveaux) définit une culture, c'est à dire une vision commune de l'univers. L'échange en est porté par le protocole linguistique qu'ils ont adopté qui est en mouvement constant à travers tous leurs idiolects (hystérie générale, cinétique des mots des tendances, dynamique de la pensée de chacun)

A partir de là je dois pouvoir envisager de transcoordonner les notions (changer de repère conceptuel, par exemple pour les traduire) ou les classer (réduire le nombre de dimensions conceptuelles utilisées) dans tel ou tel contexte (catégorie, ou progression cinématique [la recherche reste linéaire - moteur de recherche par exemple] ou dynamique [sérendipidité - comme sur wikipedia par exemple]). Ensuite je dois pouvoir suivre la boucle fondamentale de l"'être qui fait du fait qui est", c'est à dire débarasser la métaphysique de ce qui n'en est pas en la séparant de la métapraxis (ce qui concerne le "faire") et de la métatechne (ce qui concerne le "fait") que l'on va donc pouvoir traiter selon leurs réseaux physiques (matière), organique (vie, mathématique, logique), et noetique (pris en compte par le cerveau) centralisé, décentralisé, distribué et intriqué fixes, hystériques, cinématiques et dynamiques pour y faire rentrer le temps.

A partir de là je vais pouvoir vitre en société en suivant la boucle cybernétique :

* action sur ma vision de l'effectif (ontographie des formes, documentée par l'ontologie des cortèges) * entrainant l'enaction du possible (conflit du désiquilbre entre mon déclenchement d'énergie [tension] contre l'entélechie [cohésion/compression de l'effectif]) : tenségrité. * dont la perception me définit le nouvel (variation de ma connaissance ontographique/ontologique/sémantique = information, connaissance, savoir) état de mon univers qui se traduit dans sa communication réciproque par la vision commune de l'Univers sur laquelle je vais pouvoir engager la cybernétique sémantique (putative ou actionelle) de la pensée qui va : --- commencer par la compréhension (mise en ordre des interliens du cortèges, c'est à dire des déclarations du logos avec mes perceptions), --- exercer mon libre arbitre (mes algorithmes d'utilisation du perçu, de l'empathie sociale, du cognitif, des ambitions, etc.), --- gérer l'énnonciation sémiotique (parole, gestes, actions) selon ses composantes syntaxique (la forme compréhensible aux autres), sémantique (le logos de ma pensée) et pragmatique (dans l'intelligence réciproque de l'univers commune aux autres) supportée par la médiatique logique et physique par exemple de l'internet. --- et chez l'autre enclancher le processus cognitif (écoute, perception, connaissance, savoir, compréhension). Et c'est là que l'on commence à comprendre que le procéssus d'écoute est en fait le plus complexe car il prévoit à partir de sa mémoire ce qu'il doit percevoir de manière à ce que l'information lui soit immédiate : la différence entre le prévu et le perçu, noétiquement traitée par nos neurones de selon un filtrage hierarchique semble-t-il à sept niveaux par les sept couches neuronales de notre cortex.

C'est donc dans ce processus de cognition :
- prévision de l'écoute
- filtrage de la perception
- mémoirisation de la connaissance
- organisation du savoir
- mise en intelligence réciproque de la compréhension
que nous avons à faciliter les choses à notre processeur sémantique naturel par des processus d'assistance périphériques à la facilitation. C'est là que nous devons utiliser une culture "anthrobotique" maitrisée par l'homme et efficace à la machine pour aider l'homme à maîtriser son univers et aux hommes à maitriser leur Univers commun.

Là le TC37 peut être important sous condition de bien comprendre que les langues sont un des moyens de communication et d'en documenter les attributs exhaustivement à leur usage multilinguistique (c'est à dire leur utilisation conjointes par les membres d'un même espace relationnel, ou dans le cadre de réseaux intriqués). A ce titre ISO 937-6 (liste exhaustive des entités linguistiques) telle que détruite par notre vieille connaissance Debbie Garside était un pont vital apporté par notre ami David Dalby que nous avons à retrouver par la version libre de linguasphere : c'est une métastructure de l'univers qui nous est nécessaire pour nous reconnaitre humainement, liée à ISO 3166 : la double manière contrainte que nous nous sommes donnée pour nous dire les choses, selon le référent linguistique et le référent de la norme. C'est la norme fondamentale à tout réseau de la vie réelle, mise de côté par l'AFNOR, des espaces socio-culturels qu'il nous faudra bien relancer.

jfc

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From: <mailto:[email protected]>jefsey
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Sent: Saturday, October 16, 2010 11:47 PM
Subject: pattern et cénotypes et les deux mathématiques ?
At 13:38 16/10/2010, François Elie wrote:
Content-Transfer-Encoding: base64Bonjour,
Sur une question proche, une discussion sur la traduction de "Design
Pattern" sur wikipedia. Le mot schème y est mentionné mais repoussé
(très légèrement sans doute).
Le terme de cénotype est très bon au moins sur un point, il évoque une
logique du glissement d'un cénotype à l'autre, et (mais?) il suppose
déjà une agrégation par similarité.
Cenotype est aussi du registre savant en anglais
page 176 de
<http://www.alterra.wur.nl/NR/rdonlyres/898BFAD2-2E88-4A41-9820-088F2F13E64E/31309/HannekeAQEMfulltext.pdf>http://www.alterra.wur.nl/NR/rdonlyres/898BFAD2-2E88-4A41-9820-088F2F13E64E/31309/HannekeAQEMfulltext.pdf
Exact. Le mot cénogramme pourrait aussi être utilisé comme une généralisation à partir de la méthode des cénogrammes (mais pas assez documentée et très tournée vers l'écologie). Mon idée du initiale pour cénotype est le type de ce qui forme une communauté de traits. Que reconnaitrait le cerveau. Mais à y réflechir ce que reconnait le cerveau est par nature quelque choses qu'il a déjà vu et qu'il prévoir, et donc de récurrent. Et donc le concept pour le quel il nous manque un nom est celui de "récurrence". Une récurrence ou un récurrent (en tant qu'un objet réel) serait quelque chose qui est en fait sa propre référence et qui se répéte en elle-même à travers le temps, les occurrences, l'échelle (fractale)
Pourquoi ne pas utiliser tout simplement dans le cas évoqué par jefsey
le terme "motif" (ou même le terme de "forme") pour désigner les
patterns que reconnaît le cerveau à partir des data sensibles. Le
motif peut très bien représenter le résultat d'une construction, que
l'on peut illustrer dans le pavage du plan (qu'est-ce qui se répète ?)
ou dans les illusions d'optique qui nous font hésiter entre des
motifs:
<http://www.le-temps-au-present.com/Illusions/visage_cache.jpg>http://www.le-temps-au-present.com/Illusions/visage_cache.jpg
http://www.le-temps-au-present.com/Illusions/441.jpg
et le célèbre dessin des neufs dauphins:-)
<http://www.le-temps-au-present.com/Illusions/illusi3.jpg>http://www.le-temps-au-present.com/Illusions/illusi3.jpg
Ceci n'est qu'une illustration de l'utilisation de pattern dans un contexte scientifique généralisé. Ceci explique pourquoi motif et forme ne marchent pas : un pattern est construit à partir de motifs et dans la forme vont pouvoir se rencontrer plusieurs patterns. "The development of mathematical concepts involves the recognition of patterns and structural relationships within and between mathematical objects and situations.
Mathematical patterns encountered in school range from number sequences and
spatial arrays to algebraic generalisations and geometrical theorems. Broadly, a pattern may be defined as a numerical or spatial regularity, and the relationship between the various components of a pattern constitute its structure. Pattern and structure may be regarded as inherent or constructed from, brought to or imposed on mathematical systems. Research on children's development of mathematical concepts and their representations (e.g., counting, grouping, unitising, partitioning, estimating, base ten and multiplicative structure, and algebraic reasoning) has highlighted the
role of pattern and structure."
<http://www.emis.de/proceedings/PME30/4/209.pdf>http://www.emis.de/proceedings/PME30/4/209.pdf Un autre problème de taille semble être soulevé par l'absence de traduction appropriée du mot pattern. C'est tout simplement une vision assez différente des ... mathématiques ... Mathematics is the study of <http://en.wikipedia.org/wiki/Quantity>quantity, <http://en.wikipedia.org/wiki/Structure>structure, <http://en.wikipedia.org/wiki/Space>space, and <http://en.wikipedia.org/wiki/Calculus>change. <http://en.wikipedia.org/wiki/Mathematician>Mathematicians seek out <http://en.wikipedia.org/wiki/Patterns>patterns, formulate new <http://en.wikipedia.org/wiki/Conjecture>conjectures, and establish truth by <http://en.wikipedia.org/wiki/Mathematical_rigour>rigorous <http://en.wikipedia.org/wiki/Deductive_reasoning>deduction from appropriately chosen <http://en.wikipedia.org/wiki/Axiom>axioms and <http://en.wikipedia.org/wiki/Definition>definitions. Les mathématiques constituent un domaine de <http://fr.wikipedia.org/wiki/Connaissance>connaissances abstraites construites à l'aide de <http://fr.wikipedia.org/wiki/Raisonnement>raisonnements <http://fr.wikipedia.org/wiki/Logique>logiques sur des concepts tels que les <http://fr.wikipedia.org/wiki/Nombre>nombres, les <http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9om%C3%A9trie>figures, les <http://fr.wikipedia.org/wiki/Structure_%28math%C3%A9matiques%29>structures et les <http://fr.wikipedia.org/wiki/Transformation_g%C3%A9om%C3%A9trique>transformations. Les mathématiques désignent aussi le domaine de <http://fr.wikipedia.org/wiki/Recherche_scientifique>recherche visant à développer ces connaissances, ainsi que la <http://fr.wikipedia.org/wiki/Discipline_%28sp%C3%A9cialit%C3%A9%29>discipline qui les enseigne. Il semble que l'on puisse écrire en continuation que les "Mathématiques sont la science des récurrences et des structures" ? Et que les récurrences sont des cénotypes par répétition numérique de leur apparence par opposition à d'autres sortes de jeux de traits communs comme par exemple les polynymes (synonymes interlinguistiques) qui seraient des cénotypes par réplication sémantique. Ceci ouvrirait des possibilités de comparaison transdiciplinaires en dehors de la stricte équivalence aux "patterns" anglosaxons.
jfc
Mais je me détourne de l'urgence
prix unique du livre numérique... oeuvres orphelines
bien cordialement
François Elie
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