Bonsoir à celles et ceux qui veillent, > Le libre a bien du mal à passer sans démonstration de fait.
Absolument, il nous faut souvent créer ces situations. > J'ai installé depuis un an un partage de disque sur une machine Linux > pour alléger la charge de 2 serveurs Windows. Mais... chut c'est secret. Et si on le dit ? > Puisqu'il y a plein d'enseignants sur cette liste, j'en profite pour poser > une question qui me hante depuis des lustres. C'est le passage sur les > fichiers CSV qui m'y fait repenser. Si on soumet le cahier des charges > suivant à des étudiants d'une école d'ingénieurs ou IUT ou BTS : Concevez > un équipement permettant de déplacer de la marchandise jusqu'à 1 tonne, > parfois en vrac, sur une distance de moins de 200 mètres. Le sol n'est pas > stable et peut être encombré d'objets ne dépassant pas 5 centimètres de > hauteur. La moitié de la note sera consacrée à la facilité d'utilisation. > L'opérateur doit manipuler l'équipement au terme de la formation la plus > courte possible, au besoin à l'aide d'une fiche technique composée > uniquement de dessins afin de permettre une diffusion large sans limite > liée à des différences de langues ou même culturelles. Vous avez 1 heure > pour faire une proposition de projet. > > Combien vont proposer d'utiliser une brouette en plusieurs voyages ? Pour ma part, je considère que le problème ainsi posé est biaisé, en particulier s'il est posé dans un cadre scolaire. Le premier biais est que l'on n'est pas parti d'une question que l'on se serait posée, mais que l'on est parti de la réponse, c'est à dire de la brouette et que l'on a tenté d'en faire une description qui n'est pas celle qui est communément retenue. Un peu comme pour Questions pour un champion. Dans le cadre scolaire la personne interrogée est placée, souvent, dans un rapport qui n'est pas celui qu'elle a ordinairement avec les autres. Par exemple, même si elle imaginait la brouette, elle en arriverait souvent à se dire que cela ne peut pas être ça, que l'on ne peut pas lui demander quelque chose de simple. C'est un peu pour cela (enfin entre autre :-) que beaucoup de théories, voire de pratiques pédagogiques, posent que la classe doit être un espace pacifié, un espace où l'on a le droit de se tromper sans crainte, par exemple sans crainte de la note. Ces théories affirment par exemple que l'erreur fait partie de l'apprentissage et qu'elle ne doit pas être transformée en faute. Citons au moins l'école moderne et la pédagogie Freinet, mais il y en a bien d'autres. Je précise pour les émotifs que pas de note ne veut pas dire pas d'évaluation. On pourrait aborder la notion que je pratique à longueur de temps (et je ne suis pas le seul), d'évaluation formative, mais même dans discuss on finirait par lasser ;-) Dans un contexte dédramatisé, on peut imaginer que si la brouette n'était pas proposée à coup sûr, au moins si l'idée venait, elle pourrait être dite. > Je suppose que c'est un jeux déjà ancien d'enseignants, mais je me demande > quand même comment ça se passe... Pour ma part, mais cela ne répond pas à ta demande :-) je n'aime pas ce genre de question biaisée. C'est à dire que l'on amène les enfants à répondre de façon standard et on leur pose un jour une question banale, mais dont la réponse est non standard. Leur maladresse, voire leur désarroi peut leur être imputé, mais à mon sens il doit plutôt être attribué à la nature de la formation. On en a plein nos cartables de ces questions. L'une des classiques que j'ai vue sortir par quelqu'un de très important en maths, pour asséner qu'il ne faut pas enseigner la règle de trois, est celle-ci : Un facteur met 10 mn pour aller de la poste au lycée, combien mettent trois facteurs ? Ne soufflez pas derrière ;-) Il faut là, que l'enfant ne donne pas la réponse, mais dise on ne peut pas poser une telle question, elle n'a pas de sens. Il lui faut avoir un point de vue tout différent de celui qui lui est demandé chaque jour car il s'agit d'une réflexion sur le raisonnement, d'épistémologie en quelque sorte. Il faut qu'il ose dire, la question que vous posez n'est pas bonne... alors que d'habitude, si quelqu'un a tort, ce ne peut être que l'élève. Pour moi, on ne joue pas le jeu si l'on en reste là. Cela peut par contre être le point de départ de réflexions très riches et structurantes. Il y a un (des) livre très intéressant sur ce genre de question : Une logique de la communication, Paul Watzlawick, Point Sciences au Seuil et toute la collection : La réalité de la réalité, Le langage du changement, etc. J'ai fait acheter quelques-uns de ces ouvrages pour le rayon maths du CDI. A ce moment on fait oeuvre de formation, on utilise cela non pas pour coincer et dans un échange déloyal, mais pour creuser, pour amener d'autres questions. Je comprends ta question et elle ne me pose pas de problème, la réponse que je fais se situe dans un autre plan, dans le cadre scolaire, dans le cadre de cette relation souvent paradoxale, simplement parce que dans ce cadre, elle soulève chez moi des réactions à beaucoup de situations que j'ai vues. Alors oui, euh... l'interface de OOo et les menus aussi, etc. Ca c'est pour que ce genre de message ne soit pas hors sujet dans une liste OOo :-)' À part ça c'était un intermède dans la correction d'un examen blanc et je vais y replonger et bien entendu, mettre des notes :-) Bonne nuit à ceux qui en ont terminé, un tel message devrait aider à s'endormir :-D Guy, le marchand de sable. --------------------------------------------------------------------- To unsubscribe, e-mail: [EMAIL PROTECTED] For additional commands, e-mail: [EMAIL PROTECTED]
